‹ Les chefs d'écoleChapitre 26 sur 59 · XXX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXX INTRODUCTION

réaliste subit encore cette phase de trouble ; il n'est pas douteux qu'il ne reprenne un jour une direction conforme aux saines lois de l'art. Il a ramené à l'étude directe de la nature, et il a eu l'audace (il y a souvent de l'audace dans un acte de bon sens) d'affirmer les droits esthétiques du xixe siècle. lia réclamé pour l'homme moderne ces droits maintenant concédés à la nature ; il a voulu l'affranchir de la tutelle dite historique, comme le paysage en est lui-même affranchi depuis vingt ans.

Le paysage, en effet, a traversé, dans l'espace de temps où cette étude se circonscrit, trois périodes distinctes : la période historique, la période romantique, et il est en plein dans la troisième, que l'on pourrait nommer la période de sincérité. Chacune d'elles a encore son représentant parmi les peintres vivants. M. Aligny personnifie la première, M. Paul Huet la seconde, et les noms se pressent en foule qui nous serviraient à désigner la dernière ; ceux de MM. Théodore Rousseau et Daubigny sont assez significatifs pour nous dispenser d'en citer un plus grand nombre. M. Corot, qu'on ne peut se dispenser de rappeler quand on parle de paysage, M. Corot trouve les créations

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