‹ Les chefs-d'œuvre du répertoireChapitre 21 sur 90 · LE · texte numérisé non relu

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Tout au long de l’acte se déroule une fête de village à Oberwang, résidence de Mathaeus. Nous assistons au départ des conscrits, parmi lesquels figure Vincent. On attend la visite du D' Stephan et son vieux père est extrêmement ému à la pensée de revoir son fils, car ces visites sont maintenant bien rares. Anna, vaniteuse de la situation prise par son frère, repousse les avances du pauvre Vincent. Enfin, deux nouvelles figures traversent l’action : Lisa la rousse, une pauvre fille de ferme qui a un enfant naturel, le petit - Jeannot, et cherche une bonne âme pour adopter le garçonnet.

Stéphan arrive et nous constatons Îa barrière qui s’est dressée entre lui et sa famille. I] vient annoncer son prochain mariage avec la fille d’un professeur de Berlin. Mais quand son père et sa sœur parlent d’assister à la noce, il fait valoir toute sorte d’objections. Cela suffit : le pauvre Mathaeus a compris ; son Stéphan a honte de lui. Il n'ira donc pas à Berlin, et quand Stéphan, qui s’est arrêté à peine, est enfin

reparti, les larmes viennent aux yeux du bonhomm S Pour se consoler, il adoptera Jeannot et l’élèvera. M

il n’en fera pas un docteur, on le devine. RN Ceci est la trame, mais l’acte est rempli d’à côtés : qui n’ont rien à voir avec l’action et qui font le principal charme du tableau : danses, chansons, bagarres, etc. | D Ne Six mois plus tard, à Vienne dans le salon de Sté- … M . phan, qui à son titre de docteur vient d’ajouter celui de professeur. Nous faisons d’abord connaissance ER avec sa femme, une bonne personne, qui adore son dE mari et est exempte des préjugés de caste qui ont RE cours dans sa famille et dans son milieu. Justement

Du #

oi on attend le beau-père, conseiller de santé von Gru- ET mow, la belle-mère et le beau-frère, un officier vani- 5 teux et entiché de son rang et de son grade. Tous Yi Re viennent assister à la leçon inaugurale du professeur + Stéphan. Au cours de l'acte, les étudiants viendront he: donner à celui-ci la sérénade. Le tableau est animé et : HESSNMEE vivant.

EE Mais trois autres visiteurs vont arriver qui ne sont | pas attendus. C’est une surprise de Lindob à son filleul : devant accompagner à Vienne un train de bois, il a imaginé d'emmener avec lui Mathaeus et Anna, qui tombent ainsi à l’improviste chez le fameux médecin, dans leur tenue de rustiques, ce qui provoque chez Stéphan une vive contrariété et met la maison sens dessus dessous. Seule Frida, la femme de Stéphan, leur fait un accueil vraiment filial et exhorte. son mari à se montrer plus aimable. |’ TANCENE

Cependant la collision entre les deux familles, celle du mari et celle de la femme, ne peut être évitée. Elle donne lieu à des incidents comiques, puis à. d’autres qui pourraient tourner au tragique. Frida D. joue au milieu de cette scène un rôle charmant de ot conciliatrice et tout finit par s’arranger.

Mais Mathaeus, que le bonheur de revoir son enfant a d’abord empêché de se rendre compte de la situation, finit par comprendre: dans la nouvelle sphère où son Stéphan est transplanté, il n'y apas place pour lui. Il s’en ira donc. Les autres, émus, ont:

ar

u revenir à de meilleurs sentiments et le prier de er ; on sent que sa résolution est prise.

pas élever les enfants au-dessus de leur condition si l’on n'est pas résigné d'avance à les perdre.

La divorcée.

Opérette en trois actes, paroles de Victor Léon, musique de Léo Fall. |

Représentée pour la première fois en langue française sur le Théâtre Apollo, à Paris, le 18 février r9r1.

PRINCIPAUX PERSONNAGES : Karl van Lysseveghe ; Scrop,

contrôleur des vagons-lits ; Lucas van Plottiedam, président -

du tribunal; Vandenparaboum, directeur général des vagons- lits; Jana van Lysseveghe, née Vandenparaboum; Gonda des Glycines, étoile de café-concert.

L'action se passe de nos jours, en Hollande.

Au premier acte, nous nous trouvons dans une salle de tribunal, pendant le procès en divorce de Mme Jana van Lysseveghe contre M. Karl van Lysseveghe. Le banc de la cour est occupé par M. van Plottledam, président, et ses assesseurs MM. Vandunorouest et Vandenplat. Un avocat plaide pour la demanderesse, qui est présente. Un nombreux public occupe les tri-

bunes. DA . L'avocat ayant achevé sa plaidoirie, on introduit le

défendeur. Celui-ci expose avec l’accent de la sincérité

qu'il n'est pas coupable de l’adultère dont on l’accuse, bien que les apparences soient contre lui. Il devait faire le voyage Nice-Amsterdam avec sa femme et avait à cet effet retenu deux couchettes dans le vagonlit, ce qui lui avait été facile, son beau-père étant président de la compagnie. Au dernier moment, sa femme n'avait pu partir et il s'était trouvé seul avec une couchette libre. Précisément une jeune dame, une artiste, Mme Gonda des Glycines, cherchait en vain

une place. Galamment il lui avait offert celle dont il

pouvait disposer, résolu à passer lui-même la nuit debout, en époux respectueux du devoir conjugal. Mais

Et la morale, si l’on en veut une, est qu’il ne faut

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