A MER LEROUX
Fiammette, pour la dépouiller de ses Etatsetenarron-
dir le domaine du Saint-Siège. Orlanda a pour consort un aventurier, le bâtard Giorgio d’Ast, qui aspire au pouvoir suprême et se contentera du rôle d'homme de paille du souverain pontife, en régnant nominalement sur Bologne. Pour obtenir ce résultat, César Sforza a spéculé sur le fanatisme d’un jeune franciscain, Danielo, qui s'engage à frapper Orlanda parce qu'elle est soi-disant acquise aux doctrines de Luther, puis pour une raison personnelle aussi, le cardinal lui ayant fait accroire que la reine fit périr son frère, après en avoir fait son amant. |
Du personnage de Fiammette, Catulle Mendès a fait une crédture charmante, insouciante et folle, vivant innocemment et sans méchanceté, pour le plaisir et pour l’amour. Danielo aime Fiammette sans la connaître, sous le nom d’Helena, ignorant qu’elle est la reine.
Le premier acte situe l’action dans le temps et dans l'espace. C’est un chapelet de scènes épisodiques, bien caractéristiques de la Renaissance italienne, qui se déroule autour de l'exposition. Dans une hôtellerie, sur les bords du Reno, rendez-vous d’aventures galantes, où défilent jeunes seigneurs et belles dames, nous apprenons qu'est descendu un jeune franciscain, Danielo, lequel a rendez-vous avec le cardinal Sforza, dont il doit recevoir une mission secrète. Le cardinal arrive, déguisé en pèlerin. Il a d’abord une entrevue avec Giorgio d’Ast, le mari de la reine, et offre à cet homme de rien, que la reine, par caprice, a élevé jusqu’à sa couche, le trône de sa femme, au nom du pape. Giorgio hésite, car pour que se réalise ce rêve, il faut que Fiammette disparaisse, : et s’il n’aime pas sa femme, il répugne à un assassinat. : Mais l'ambition triomphe vite du sentiment, et Giorgio tranquillisè sa conscience en se disant que, du moins, il ne trempera pas personnellement dans le crime.
Le cardinal entreprend alors Danielo. Celui-ci est prêt à tout pour obéir à l'Eglise. Il recule toutefois quand il apprend qu’il s’agit de tuer une femme. Et il n’en cache pas la raison : il aime. C'est alors que