‹ Les chefs-d'œuvre du répertoireChapitre 56 sur 90 · LV · texte numérisé non relu

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duisent Tamino qui, laissé seul, frappe successivement aux trois portes. Deux fois des voix invisibles lui crient : « Arrière!» La troisième, un prêtre sort,

à qui Tamino fait part de ses projets contre Sarastro.

Le prêtre alors lui explique quelle erreur est la sienne : Sarastro n’est pas le monstre qu'il croit; c’est au contraire un homme quasi-parfait, et en séquestrant Pamina, il ne fait que la soustraire à la pernicieuse influence maternelle et la prépare pour l'époux digne d'elle.

Perplexe, Tamino interroge les échos avec l’aide de sa flûte. Ils lui apprennent que Pamina respire ; il faut donc espérer. Fou de joie, il court à sa recherche; il eût mieux fait de rester, car la voici qui vient, accompagnée de Papageno. Les malheureux ne vont du reste pas loin avant d’être rejoints par Monostatos. Le nègre leur ferait un mauvais parti si Papageno n'avait l'inspiration d’agiter ses sonnettes. Aussitôt Monostatos et les esclaves accourus à sa voix se mettent à chanter et à danser en cadence.

L'arrivée de Sarastro met fin à ce divertissement. Le grand-prêtre du soleil, averti par sa sagesse de la traitrise de Monostatos, récompense l’apparent dévouement de celui-ci en lui faisant donner la bastonnade. Tamino et Pamina tombent dans les bras l’un de l’autre. Sarastro les sépare : avant que de posséder son aimée, Tamino devra prouver qu'il en est digne en subissant victorieusement une série’ d'épreuves. Pour le contraste et aussi afin d’alimenter la partie comique du spectacle, Papageno sera admis à subir les épreuves avec son maître. [ous deux sont recouverts d'un voile et conduits dans le temple. |

Tout ce que nous venons de voir remplit le premier acte. Le second s’ouvre dans une crypte où Sarastro dévoile à deux pontifes le secret de l'intrigue : le Soleil a remis Pamina à sa garde, car elle aime et son père tient à ce qu'elle n’épouse qu’un homme initié aux mystères d’[sis et purifié par les épreuves.

On introduit Tamino et Papageno. Le premier est calme et intrépide, le second bavard et poltron. La première épreuve qui leur sera imposée est celle du

silence. La récompense sera pour l’un et l’autre

l’amour d'une femme : Pamina pour Tamino, Papa-

gena pour Papageno.

Et l’épreuve commence aussitôt. Les trois dames

du début viennent essayer de faire causer les néophytes. Tamino reste muet, Papageno bavarde comme

une pie. On les conduit vers une autre épreuve.

La scène change et nous transporte au bord du Nil. Monostatos essaie de faire violence à Pamina endormie. Il est arrêté par la Reine de la Nuit. Pamina demande à sa mère de l’emmener. Celle-ci lui déclare qu’elle est impuissante contre Sarastro, mais elle remet à sa fille un poignard dont elle pourra frapper son tyran. Après avoir adjuré Pamina de frapper sans crainte et sans remords, la Reine de la Nuit disparaît. Monostatos rentre et offre à Pamina de frapper Sarastro à sa place, en échange de son amour. Comme elle refuse, il cherche à la tuer. Cette fois encore il est arrêté, mais par l’arrivée de Sarastro, qui le chasse. Le misérable ira alors offrir ses services à la Reine de la Nuit, qui lui promet, s’il tue Sarastro, la main de sa fille.

Le troisième acte est occupé en grande partie par

les épreuves de l'initiation. Tamino et Papageno sont

dans une sombre galerie. Le premier respecte la loi du silence. Le second poursuit ses vains bavardages. Il souffre de la faim et de la soif. Paraît une horrible vieille qui lui offre de l’eau et lui fait des propositions amoureuses. Il l'envoie promener et elle disparait. Les trois garçons qui servirent de guides à Tamino rapportent à celui-ci sa flûte qui lui avait été: Ôtée et à Papageno ses sonnettes. Ils apportent aussi un repas devant lequel l’oiseleur s’attable et qu'il dévore gloutonnement.

Pendant ce temps, Tamino subit sans broncher une épreuve plus terrible que les précédentes : Pamina

en personne vient le solliciter de parler, mais il réus-

sit à maîtriser sa langue. La pauvrette se persuade que son adoré ne l’aime plus et s’en va toute en larmes. Au baisser du rideau, Papageno est complèment gris.

Le tableau suivant se déroule dans le temple. En

présence des prêtres et de Sarastro, Tamino doit prendre congé de Pamina : c’est la répétition amplifiée et publique de la scène précédente. | Nous revoici dans la galerie où Papageno cuve son vin. Quand il se réveille, seul dans ce lieu obscur et ébranlé par de perpétuels coups de tonnerre, il passe par toutes les affres de la terreur. Un pontife, qui survient, lui remet une torche allumée et il se rassure. Revient la vieille, qui renouvelle son marivaudage : dégoût de Papageno, qui pourtant finit par s’amadouer à l’ouïe de tout ce que lui promet sa compagne. Pas plutôt a-t-il consenti que la vieille se métamorphose en Papagena, une ravissante personne admirablement appariée à l’oiseleur. Ravi, Papageno va

pour l’embrasser, mais les deux sont aussitôt séparés

par des pontifes.

Nous voici sur la terrasse du temple, où le trio des garçons dit la douleur de Pamina. Celle-ci entre armée d’un poignard et veut attenter à ses jours, mais les garçons lui arrachent son arme et lui rendent l’espoir en lui disant que Tamino l’aime encore.

Quatrième acte : Un décor de rochers à une entrée du temple. Tamino et Pamina sont autorisés à se voir et se disent leur tendresse. Mais les épreuves ne sont pas finies. Successivement nous assistons à

l’épreuve du feu et à celle de l’eau. Tamino traverse

tout victorieusement.

La scène change et nous transporte dans un jardin. Cette fois, c’est Papageno qui est las de la vie. Privé de sa Papagena, il veut se pendre. Il en est empêché par le trio des garçons, qui lui rappellent sa sonnette magique. Au son du carillon, Papagena accourt soudain et les deux amoureux se livrent à leurs effusions en un duo exquis. Puis ils s’en vont et sont remplacés aussitôt par la Reine de la Nuit et Monostatos, qui viennent exécuter les noirs desseins rapportés plus haut. Mais le tonnerre les arrête et les replonge dans les ténèbres. |

Tout est prêt pour l’apothéose. Le temple s'ouvre devant nous, inondé de lumière, garni de théories

J.! NOUGUËS 331

de prêtres. Les deux couples amoureux, Tamino- Pamina et Papageno-Papagena — ce dernier ne semble vraiment pas l'avoir mérité! — gravissent les degrés au son d’un triomphant hymne au Soleil.

Jean Nouguës.

M. Jean Nouguëès est né à Bordeaux le 26 avril 1876. Il a débuté au théâtre avec La Mort de T'intagilles, en collaboration avec Maurice Mæterlinck. C’est Ouo Vadis? qui lui a valu la grande réputation mondiale. Plus de 3000 représentations de cette œuvre ont été données dans le monde entier. M. Jean Nouguës est encore en pleine activité productrice et n’a pas dit son dernier mot.

Quo Vadis?

Drame lyrique d’après le roman de Henryk Sienkiewicz, traduit par B. Kozakiewicz et L. de Janasz, paroles de Henri Cain, musique de Jean Nouguës.

Représenté pour la première fois à l’Opéra de Nice, en février 1909; à Paris, sur le Théâtre Lyrique municipal, le

26 novembre 1900. |

PRINCIPAUX PERSONNAGES : Lygie, chrétienne; Vinicius, jeune patricien romain ; Pétrone, l’arbitre des élégances ; Eunice, son esclave ; Chilon, parasite grec; Ursus, serviteur de Lydie, etc.

La scène se passe à Rome, sous Néron, en l’an 64 de notre ère.

Cet ouvrage a le défaut de tous les drames tirés d’un roman : l'essentiel se passe dans les entractes. Le spectateur ne voit qu'une série de tableaux pittoresques, très imparfaitement reliés les uns aux autres. Ici, le défaut est d’autant plus sensible que l’action est plus touffue et que plusieurs intrigues parallèles s'y déroulent. Elle manque de centre. On ignore jusqu’au bout si le sujet principal est l’amour d’Eunice pour Pétrone, ou si c'est l'amour de Vinicius pour Lygie. [1 semble bien que ce soit plutôt le second, mais le dernier motreste pourtant à Pétrone, qui figure seul au dernier baisser du rideau. Quant

J. NOUGUËS

au grand drame moral qui fait le fond du livre origi-

nal, il ne tient dans la pièce qu'une place à peine

perceptible.

Au premier acte, nous voyons l’esclave Eunice se

consumer d'amour en silence pour son maître Pétrone,

qui ne voit rien. Vinicius confie à l'arbitre des élégances son amour pour une inconnue, Lygie. Le louche Chilon s'offre, moyennant salaire, à lui procurer une entrevue avec la belle et mystérieuse inconnue, que garde, paraît-il, le géant Ursus. Tableau vivant pour finir : Eunice baise aux lèvres la statue de Pétrone.

Deuxième acte : une orgie au Palatin, chez Néron.

Pétrone a réussi à y introduire Lygie, on ne sait com-

ment. Vinicius peut joindre la jeune fille et lui déclarer son amour. Elle résiste et parle d’un Dieu inconnu qu’elle adore.

Le somptueux tableau de luxe et de débauche s'achève sur l'incendie de Rome, allumé sur l’ordre de Néron, l’impérial cabotin. Les choses risquent de mal tourner, mais Pétrone réussit à calmer l’émeute.

Troisième acte : Chilon parcourt les bouges, à la recherche de renseignements sur Lygie et Ursus. Un hasard le met sur leurs traces : comme il dessine du doigt un poisson, signe qu'on lui a dit avoir vu tracer par celle qu'il recherche, un chrétien le prend pour un adepte de la nouvelle foi et l’introduit à une cérémonie religieuse présidée par l’apôtre Pierre. Là, le rusé Grec voit Lygie et apprend à connaître sa retraite. Il revient avec Vinicius et Croton, le plus puissant athlète de Rome, qui s’est chargé de mettre Ursus hors d’état de nuire et d'enlever la jeune chrétienne. Mais Croton est tué par Ursus, et Vinicius, blessé, reste dans la maison des chrétiens, où on le soigne et le guérit.

Dans l’entracte qui suit, les événements s’accumulent. Néron cherchant à rejeter sur d’autres la responsabilité de l’incendie de Rome, le misérable Chilon lui dénonce les chrétiens, qui sont arrêtés en masse — y compris Lygie et Ursus — et condamnés à être

jetés aux bêtes dans le cirque, spectacle dont la foule.

est friande.

D'autre part, pendant sa convalescence, Vinicius s'est converti à la religion du Christ. Comme il est

patricien et que sa conversion n'est pas encore connue, il n’a pas été arrêté avec ses frères. Quant à Lygie, elle aime désormais Vinicius et aspire à devenir sa femme.

Le quatrième acte se passe dans le belluarium du Colysée, où les chrétiens sont entassés, en attendant l'heure du supplice. Ils regardent la mort prochaine sans terreur, en parlant de la vie éternelle qui les attend, et en chantant des cantiques.

Arrive Vinicius, qui fait une suprême tentative pour arracher Lygie à son horrible sort. Quand il voit ses efforts inutiles, il se déclare chrétien et demande à mourir lui aussi. Mais Pétrone, qui l’a suivi, le retient. Le vieux sceptique est stupéfait du phénomène auquel il assiste et que sa philosophie est impuissante à expliquer : des gens qui marchent à la mort joyeux, et en chantant!

Le tableau suivant représente une partie du vaste cirque, face à la loge impériale. Néron prend place et annonce au peuple qu'il a voulu lui offrir un spectacle rare : la lutte d’un géant et d’un auroch. Parmi la suite de l’empereur se trouve Chilon, un Chilon bouleversé, verdâtre, décomposé par le remords : tous ces gens innocents, qui tout à l’heure seront jetés en pâture aux bêtes féroces, c'est lui qui les fait mourir!

Ursus paraît, avec Lygie. Il lutte contre l’auroch et le terrasse. Le peuple, enthousiasmé par ce haut fait sportif, demande la grâce du géant et de la jeune femme. Vinicius intercède aussi. À contre-cœur, et par crainte de la foule, Néron consent. Vinicius emporte Lygie inanimée, aux acclamations de tout le cirque.

. Mais Néron est d'humeur exécrable. Deux chrétiens lui échappent ; les autres n’ont aucune grâce à espérer ! Il ordonne de livrer les condamnés aux bêtes.

. Alors Chilon, titubant, prend une résolution farouche. Lui, le lâche, le poltron, il ose parler et accuser César devant Rome assemblée : le vrai coupable, dit-il en montrant Néron, le voilà!

On étouffe sa voix, on le jette dans l’arène. Mais une force surhumaine le soutient désormais : sous la dent des lions, il continue à proférer ses accusations, remuant profondément la conscience populaire. On siffle maintenant sur tous les gradins, et Néron doit s’enfuir sans voir la fin du supplice.

Cinquième acte : Vinicius et Lygie prennent congé de Pétrone; ils vont abriter leurs amours en Sicile. Ils voudraient emmener avec eux leur ami, mais celui-ci refuse. Il a décidé de mourir en beauté, sans attendre les maux de la vieillesse, et s'offre comme dernière joie la fantaisie de dire enfin à Néron ce qu'il pense de lui, riant du bon tour qu’il lui joue en ne livrant à la vengeance du César qu'un cadavre.

Vinicius et Lygie sont partis. Eunice est là, qui a compris ce qui se prépare et qui juge venu le moment de l’aveu. Pétrone ne peut croire à son bonheur: il meurt aimé! Et il n'oppose qu’une résistance de pure forme lorsque Eunice implore comme une grâce de mourir avec lui.

Le chirurgien mandé leur ouvre à tous deux les veines, et ils expirent tendrement enlacés, dans le plus voluptueux des décors, aux sons d’une suave musique, exhalant en paroles tendres leurs dernières haleines. Et quand baisse le rideau, les prétoriens envoyés par Néron s'arrêtent stupides devant ce tableau, digne de l'artiste qui l’a stoïquement mis en scène.

Jacques Offenbach, .

De son vrai nom Jacques Eberscht, né à Cologne le 21 juin 1819, mort à Paris le 5 octobre 1880. Le roi de l’opérette française selon la formule second empire.

La Rose de St-Flour.

Opérette-bouffe en un acte, paroles des Michel Carré, musique de Jacques Offenbach.

Représentée pour la première fois à Paris, sur le théâtre. des Bouffes-Parisiens, le 11 juin 1856.

PERSONNAGES : Marcachu, chaudronnier; Chapailloux, cordonnier ; Pierrette.

La scène se passe à St-Flour, de nos jours. Le théâtre représente un cabaret.

Offenbach, outre ses ouvrages de longue haleine, a jeté à foison de petites farces musicales en un acte où il a mis parfois le meilleur de sa verve comique. Dans l’impossibilité de passer en revue tout ce répertoire, nous avons mis à part La Rose de St-Flour, une petite pièce qui se joue encore fréquemment et qui est un modèle du genre.

Cette fantaisie campagnarde se passe en Auvergne, et un des principaux effets comiques est tiré de l’accent auvergnat, qui est celui des trois personnages.

Pierrette, aubergiste et belle fille, a cassé sa marmite. Nous sommes un dimanche, pas moyen d’en

acheter une neuve. Comment faire la soupe aux

choux ? Le seul moyen est d'en emprunter une, car Marcachu et Chapailloux, qui tous deux prennent pension chez Pierrette et en sont tous deux amoureux, comptent sur leur dîner et ne doivent pas être déçus.

Tous deux sont amoureux de Pierrette ; mais Pierrette, lequel préfère-t-elle ? Elle ne sait, et cette incertitude la met dans un cruel embarras. En attendant elle va au plus pressé et sort à la recherche d’une marmite.

Arrive Marcachu, portant une belle marmite de fonte. C’est qu'aujourd'hui c’est la fête de Pierrette, et le chaudronnier compte sur cette surprise pour enfoncer son rival. Il pend la marmite à la crémaillère et glisse dedans un bouquet, après quoi il se retire.

C’est au tour de Chapailloux maintenant. Il n’a pas oublié la St-Pierre et apporte à son adorée une belle paire de souliers, produit de son industrie. Son . offrande mise en évidence sur la table, il sort afin de laisser à Pierrette la surprise.

La voici qui revient : elle n’a pas trouvé de marmite |! Mais qu'est-ce là ? Une belle marmite pendue à la crémaillère! Sürement, c’est Marcachu qui lui fait ce plaisir.

Et Marcachu lui-même paraissant à la porte, con-

firme l'hypothèse. Suit une scène où tous deux flir-. tent avec une rudesse tout auvergnate. Marcachu,

criblé de coups de poing par sa belle, sent son amour

se doubler de toute l’admiration que lui inspire une aussi robuste luronne. Et les amoureux se mettent à faire la soupe.

Mais soudain Marcachu fronce le sourcil : il vient d’apercevoir sur la table le paquet de Chapailloux. Il l’ouvre et devine tout. Vert de jalousie, il cache un soulier sous les légumes pour que Pierrette ne le voie pas. Tout à fait troublé, il met les chandelles dans la soupe au lieu du lard. Sur son conseil, Pierrette jette tout le contenu du panier dans la marmite, soulier y compris.

Survient Chapailloux. Il est stupéfait de ne pas être remercié et s’informe des souliers. Pierrette n’a rien vu. On cherche et finalement un soulier est retrouvé. Mais où donc a passé l’autrer Les explications entre. les deux hommes sontorageuses et risquent de s’achever en un «coup de torchon». Pierrette réussit toutefois à obtenir une trève en servant la soupe. Dans ce met de choix on trouve un peu de tout : d’abord les mèches des chandelles, puis un bouquet, enfin un soulier, le soulier perdu ! Marcachu est bien forcé d’avouer son crime et Pierrette déclare qu’elle n’épousera jamais un homme qui a l’indélicatesse de dissimuler un soulier dans la soupe.

Cette déclaration fait perdre au chaudronnier toute mesure. Le voici qui se met à briser tout dans la

. chambre ; après quoi il sort en emportant la marmite.

Chapailloux reste maître de la place et de la femme.

Mais qu'est-ce donc? Marcachu reparait, un Marcachu repentant, humilié. [1 apporte des meubles et de la vaisselle neuve ; il rapporte la marmite. On fait la paix et le rideau baisse aux sons de la bourrée.

Orphée aux enfers.

Opéra-bouffe en deux actes et quatre tableaux, paroles de Hector Crémieux, musique de Jacques Offenbach.

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