‹ Les chefs-d'œuvre du répertoireChapitre 60 sur 90 · PA ONE SAT AAA NN AE D AIR “0 72 D > £: LL · texte numérisé non relu

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duc, affolé, veut y courir tout de suite; mais l’a-. dresse? Stella donne celle qu’elle lit sur une caisse : : 27, rue Bonifacio. Et le duc y vole. |

Débarrassés du duc, en possession d’un carrosse, rien n’empêcherait les Français de partir, s'ils avaient un sauf-conduit. Or Clampas leur apprend que la duchesse vient justement d’en recevoir un. Dans une scène très plaisante où la duchesse se confesse à son ex-mari qu'elle prend pour un moine, lui avouant qu’elle s'est mise à l’aimer de nouveau, Monthabor, se faisant reconnaître, obtient le sauf-conduit, mais trop tard, car le duc revient avec des sbires et fait arrêter Robert. Della Volta, toujours privé de lorgnon, se figure ramener Stella, mais il ne tient que Claudine, trouvée par lui, 27, rue Bonifacio. La cantinière n’a garde de le détromper, et le stratagème imaginé par Della Volta pour décider Stella à épouser Bambini va se retourner contre lui: il a mis à la fausse fiancée le marché en main: qu’elle épouse et Robert sera libre. Vous pensez bien que Claudine a accepté !

Le duc et Robert partis, les autres n’ont plus qu’à rejoindre l’armée en utilisant le sauf-conduit.

Changement de décor : la rue devant l’auberge de Clampas. Une noce s'apprête, celle de Bambini. Robert est libre et arrive juste à temps pour assister à la noce, car voici le cortège. La mariée est voilée comme il sied, et tout se passerait comme Claudine l’a machiné, si Robert, fou de douleur, ne s’élançait sur elle et ne lui arrachait son voile. Patatras! La substitution est découverte. Furieux, le duc ordonne aux sbires de s'emparer de Claudine et de Robert; mais au même instant on entend au loin le Chant du départ. Les Français entrent dans Milan ! Comme par enchantement, les fenêtres se pavoisent aux couleurs françaises, la foule acclame les libérateurs. Entrée triomphale des soldats, avec Monthabor, Griolet et Stella. Della Volta, voyant la partie perdue, se met à hurler avec les loups. |

Et cela finit comme vous pensez : Robert épouse. Stella, Griolet épouse Claudine; Bambini et le duc se consoleront comme ils pourront.

Les contes d’'Hoffmann.

Opéra en quatre actes, paroles de J. Barbier, d’après le drame de Jules Barbier et Michel Carré, musique de J. Offenbach.

Représenté pour la première fois à Paris, sur le Théâtre de l’Opéra-Comique, le 10 février 1881.

PRINCIPAUX PERSONNAGES : Hoffmann ; Nicklausse, son ami ; le conseiller Lindorf ; Coppelius ; Dapertutto; le docteur Miracle; Crespel ; la Muse; Stella; Giulietta ; Olympia ; Antonia ; etc.

La scène se passe en Allemagne et autres lieux, à une

époque mal définie, celle où Hoffmann a placé ses contes.

Le seul ouvrage sérieux d'Offenbach; en même temps son chant du cygne et son plus grand effort. Le succès prolongé de cette partition prouve que cet effort n’a pas été vain.

La pièce est un bizarre assemblage de quatre drames distincts. Hoffmann et Nicklausse sont les seuls personnages qui figurent à tous les actes. Le librettiste a imaginé de mettre en scène trois contes parmi les plus célèbres d'Hoffmann. Ces contes sont censés racontés par Hoffmann lui-même. Le premier et le dernier tableaux, dans un décor identique, forment prologue et épilogue.

Hoffmann, poète, s’adonne habituellement à la boisson, pour noyer des chagrins, sans doute. Il est actuellement épris d’une chanteuse de théâtre nommée Stella, et celle-ci lui donne rendez-vous après le spectacle, mais le billet ne parvient pas à son adresse : le conseiller Lindorf, sorte de mauvais génie, achète le messager et se présentera à la place de Hoffmann dans la loge de l'artiste. Il est très riche et ne doute pas de réussir. En effet, quand Stella passera, à la fin, près de Hoffmann, elle le trouvera hébété par les libations, hagard, et Lindorf.-n’aura pas de peine à entraîner la belle avec lui.

Au lever du rideau, une apparition d’esprits de la bière et du vin marque que nous évoluons dans le domaine de la fantaisie. Puis c’est la scène où Lin-

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