‹ Les chefs-d'œuvre du répertoireChapitre 61 sur 90 · TL MOÉRENFACEH 0 EU ORNE · texte numérisé non relu

TL MOÉRENFACEH 0 EU ORNE

dorf s'empare du billet de Stella, destiné à Hoffmann.

Surviennent les étudiants, troupe joyeuse, puis

Hoffmann, sombre et préoccupé. Stella évoque chez lui des souvenirs — sont-ce des souvenirs ou des fantômes ? peu importe. — Pour secouer les noires pensées, il chante la chanson de Klein-Zach, s’interrompant ‘pour retourner à son rêve. Il a une altercation avec Lindorf. Enfin, un mot de ses amis fournit la forme aux images indécises qui flottent devant ses yeux : en Stella il distingue trois femmes : l'artiste, la jeune fille et la courtisane, et il commence à conter : «Le nom de la première était Olympia...» Pendant qu'il prononce ces mots le rideau tombe.

Ce n’est pas dans l’ordre de l’énumération ci-dessus que se déroulent les tableaux suivants : Olympia, c'est la jeune fille, que l'imagination morbide du conteur a muée en un automate. Giulietta, la courtisane, viendra ensuite; Antonia, l'artiste, fermera la marche. |

L'histoire d’'Olympia, qui remplit le second acte, c'est celle de la merveilleuse poupée construite par Coppélius et Spalanzani. Hoffmann en tombe amoureux. Elle chante devant lui, danse avec lui sans qu’il s'aperçoive de la supercherie. On ne sait quand il s'en apercevrait, si Coppélius, que Spalanzani a essayé de voler, ne se vengeait en brisant l’automate.

Deuxième aventure : À Venise, en son palais, la courtisane Giulietta donne une fête. Elle vient d’abandonner Pitichinaccio pour Schlemil, et déjà rêve de se débarrasser de son nouvel amant pour reprendre l'ancien. Un personnage diabolique, Dapertutto, qui tient Giulietta en sa puissance, souffle à la belle que Hoffmann a défiéla puissance de sa beauté. Giulietta se pique au jeu et Dapertutto exige d’elle qu’elle ravisse à Hoffmanr son reflet dans le miroir magique. La conquête du poète n’est du reste pas longue à faire : aux premiers regards de Giulietta, il tombe amoureux et fait tout ce qu'on lui demande.

Entre Schlemil, suivi de Dapertutto et de Pitichinaccio. Giulietta:’ a le temps de souffler à l'oreille de

} we se : ÿ Û offmann que Schlemil a sa clé. Hoffmann tue

Schlemil en duel et lui prend la clef; après quoi, il s’élance vers l'appartement de Giulietta. A peine estil sorti que la courtisane paraît en gondole ; Pitichi-

naccio monte à ses côtés et le bateau s'éloigne dans un éclat de rire moqueur, tandis que Hoffmann res-

sort bouleversé de la chambre vide.

D'importants fragments de cet acte sont traités en

mélodrame.

- L'acte quatrième met en scène Antonia, fille d’une cantatrice illustre. cantatrice admirable elle-même. Mais elle s’en va du mal qui emporta sa mère, à l'infini désespoir de son père Crespel. Un seul espoir lui reste de prolonger ses jours : renoncer à la musi-

que. Mais l'artiste en elle se révolte et c’est avec amer-

tume qu'elle cède aux objurgations de Crespel et de Hoffmann, qu'elle aime. Survient alors le diable, sous les traits du docteur Miracle. Le maudit joue auprès de la pauvre femme le rôle du tentateur ; il fait intervenir le portrait de la mère, qui s’anime et appelle son enfant. Antonia résiste en vain : sous les passes magnétiques du satanique personnage, sa

résistance fond, elle chante, chante... et tombe enfin

expirante, tandis que Miracle s’engloutit sous la terre en poussant un éclat de rire. C’est un cadavre que retrouvent Crespel et Hoffmann, accourus au bruit.

Reste l’épilogue. Le rideau se relève sur la scène telle que nous l'avons laissée au premier acte. Hoffmann achève son récit : «Voilà quelle fut l’histoire de mes amours...» L’aubergiste entre, annonçant la fin du spectacle : on acclame Stella. Lindorf s’esquive ; Hoffmann, pris de vertige, boit encore pour s’étourdir. Les étudiants sortent ; il reste seul, hébété. Alors lui apparaît la Muse, qui le console, et il tombe, le visage sur la table.

Stella passe et voit Hoffmann erdormi. La diva prend alors le bras de Lindorf et s'éloigne, s’arrêtant pour lancer une fleur au poète. Hoffmann, réveillé, la suit des yeux avec stupeur. Les étudiants lancent leur refrain joyeux...

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