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Troisième acte: la barrière d’Enfer.
aurait besoin. Comme d’autre part elle est courtisée
par un vicomte très riche, il feint de n'aimer plus et fait à la pauvre fille des scènes de jalousie. Il voudrait
les torts. Mimi s’y est laissé prendre, mais elle s'en
désole. Quand elle aura compris, tout à l’heure, en surprenant un entretien entre Rodolphe et Marcel,
elle se résignera.
Rodolphe est occupé à peindre une enseigne. Il mène avec Musette une existence orageuse, de brouilles et de réconciliations fréquentes. La pauvre Musette est frivole jusqu'aux moëlles, ce qui ne l'empêche pas d'aimer Marcel par dessus tout et de lui revenir après
chaque nouvelle bordée. Quand elle revient, Marcel
commence toujours par tempêter, puis il pardonne et la vie recommence comme par le passé. Le troisième acte s'achève sur une nouvelle rupture de ces amants intermittents.
Mimi est partie avec le vicomte. Elle n’a vécu avec. lui que peu de temps, mais cela, Rodolphe l’ignore. Et le pauvre poète est comme un corps sans âme. Marcel, de son côté, s'ennuie de Musette. C’est dans
ce triste état d'esprit que nous retrouvons les deux
amis au dernier acte, dans le décor du premier. L’hiver est revenu, avec lui le froid, et la gène est toujours aussi grande. Schaunard, Colline, qui font une apparition, ne sont pas plus fortunés. |
Une visite inattendue : Musette, très élégante, fait
irruption dans la mansarde. Elle est très émue et . annonce que Mimi l’accompagne; mais la pauvre
fille est si malade qu’elle s’est évanouie sur le palier. On la dépose avec précaution sur le lit: impossible
Rodolphe adore Mimi, mais il s’aperçoit qu'elle décline et se désespère de ne pouvoir lui assurer les soins dont elle
que la rupture vint d’elle et affecte de se donner tous
de s’illusionner, elle se meurt, et, se sentant mourir,
elle a voulu fermer les yeux dans la chambre où elle fut quelques mois heureuse, près de celui qu'elle n’a jamais cessé d’adorer. | ue
Il faut adoucir les derniers instants de la pauvrette. Musette sacrifie des bijoux ; Colline engage son meil-
SPC TETE
Hd etot : Mimi aura ainsi du feu, un manchon, des médicaments, un médecin. Mais ce dernier vien- dra trop tard : la grisette s'éteint doucement au milieu de ses amis; à ses pieds, Rodolphe s’effondre anéanti.
À î EU RAS Te M PS * + . *
La Tosca.
— Opéra en trois actes d’après le drame de Victorien Sardou, .
paroles italiennes de L. Illica et G. Giacosa, version fran-
çaise de Paul Ferrier, musique de Giacomo Puccini. Représenté pour la première fois en italien à Rome, le
14 janvier 1900 ; en français à Paris, le 13 octobre 1903. PRINCIPAUX PERSONNAGES : Floria Tosca, cantatrice; Mario
Cavaradossi, peintre; le baron Scarpia, chef de la police
romaine ; Cesare Angelotti, révolutionnaire, condamné politique ; etc.
La scène se passe à Rome, en juin 1800.
Une bien répugnante histoire de stupre et de sang. Les auteurs ont vraiment chargé le tableau et fait de SCarpia, en particulier, une invraisemblable canaille. Ils ont usé et abusé aussi du contraste violent entre les
pompes de l'Eglise et les élans de la passion la plus charnelle. Mais ils ont atteint leur but, si toutefois celui-ci était de tordre les nerfs du spectateur en mettant en œuvre toutes les ressources du mélodrame le plus outrancier. 1
Le premier acte se passe à l’intérieur de l’église de Saint-André-de-la-Vallée, à Rome. Le peintre Mario Cavaradossi, esprit libéral qui supporte mal le régime romain et attend avec impatience le Français libéra-" teur, a été chargé de peindre une Madeleine. Il a pour maîtresse la célèbre cantatrice Floria Tosca ; mais depuis quelques jours il a remarqué une femme d’une rare beauté, qui vient chaque jour faire ses dévotions aux pieds d’une Madone. Il la connaît : c’est l’Attavanti, sœur de son ami Angelotti, actuellement en-
chaîné comme révolutionnaire dans les cachots du château Saint-Ange. Son œil de peintre a été séduit par la ravissante apparition et presque involontairement il a donné à sa Madeleine les traits de la belle pénitente.
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a dù se réfugier le fugitif. [Il trouve par hasard l’éven-