PH. RAMEAU
Lu Pete etre ; ; 3 ;
| retou de son mari. En l’attendant, elle prend patience ‘en reportant toute sa tendresse sur l'enfant qu'elle a eu de lui. Elle repousse toutes les avances d’autres
‘épouseurs qui se présentent.
Sharpless, le consul, arrive porteur d’un message de rupture. La pauvre femme se refuse à y croire. Et justement, comme pour lui donner raison, le navire de Pinkerton entre en rade. Plus de doute : il va venir! Et elle fait mettre des fleurs dans toutes les pièces de la maison...
Acte troisième: la nuit est venue, mais Pinkerton n'a pas paru. La confiance de Butterfly est à peine ébranlée. Tandis qu’elle est sortie, arrivent Sharpless, Pinkerton et la femme qu’il a épousée en Amérique. En apprenant la vérité, l’époux infidèle comprend le mal qu'il a fait sans le vouloir et n’ose pas paraître devant la délaissée. C’est sa femme qui, avec une infinie délicatesse, ouvrira les yeux à la pauvre mousmé et lui demandera l'enfant, promettant d’être pour lui la plus tendre des mères. Butterfly reste les . yeux secs : dans cet effondrement de toute sa vie elle ne trouve pas de larmes. Elle fait dire au père de repasser dans une heure : son enfant lui sera remis.
Tout le monde est parti. Butterfly allume alors une lampe devant le Bouddha, tire de l’armoire un voile blanc qu'elle jette par dessus le paravent, puis prend un couteau. Elle fait ses adieux à son fils, puis le dépose dans le jardin. Elle passe alors derrière le paravent.. on entend tomber le couteau... le voile est tiré. La pauvre femme paraît mortellement frappée, chancelle et tombe aux pieds de Pinkerton, accouru plein d'angoisse.
Jean-Philippe Rameau.
Né à Dijon, le 25 septembre 1683, mort à Paris, le 12 septembre 1764. Un des plus grands maîtres de l’opéra français. Après avoir été longtemps délaissées, ses œuvres jouissent aujourd’hui d’un regain de vogue, et Hippolyte et Aricie a déjà été repris à l’Académie nationale de