‹ Les chefs-d'œuvre du répertoireChapitre 9 sur 90 · APS F · texte numérisé non relu

APS F

Représenté pour la première fois, à Paris, sur le Thé: de l’Opéra-Comique, le 10 décembre 1825. CLS

PRINCIPAUX PERSONNAGES : Georges Brown, en réali Julien, comte d’Avenel, jeune officier anglais ; Gavesto: ex-intendant des comtes d’Avenel; Dickson, fermier des comtes d’Avenel; Anna, pupille de Gaveston ; Jenny, femme de Dickson ; Marguerite, ancienne domestique des.

comtes d’Avenel. LEE La scène se passe en Ecosse, en 1759. :

Le jeune héritier inconnu d’un grand nom et d'un beau patrimoine, qui survient à point nommé alors qu’on ne l'attend plus et reprend son rang et sa for- . tune, a fourni plus d’un sujet de pièce. Les plus connues sont La Dame blanche et Les Cloches de Corneville. Ce qui distingue la première de la seconde, c’est « que Georges Brown, enlevé très jeune à sa famille, … ignore sa véritable identité. Il guerroie pour le roi . d'Angleterre. En guerroyant, il à même été blessé, et c’est, par hasard, Anna, une jeune fille recueillie et « élevée jadis par la dernière comtesse d’Avenel, devenue depuis la pupille de l’intendant Gaveston, qua soigné ses blessures. Mais un beau jour, guéri, le soldat est parti et la jeune fille ne l’a plus revu. Cependant, elle a conservé de lui un souvenir très tendre. De son côté, le pseudo Georges Brown n’a pas oublié sa charmante garde-malade. us, HE

Pendant que se passent ces choses, que devient le … vieux manoir des comtes d’Avenel?r Gaveston, intendant fripon, comptant bien que jamais l'héritier légitime ne reparaîtra, a si bien manœuvré que le castel va être mis en vente aux enchères publiques et dans de telles conditions qu’il a la quasi certitude d’en devenir l’acquéreur à bon compte. Les fermiers, fidèles à la mémoire de leur ancien maître, s’en déso- … lent et se sont cotisés pour pousser les enchères. Anna s'en désole aussi, car elle est restée dévouée à sa bienfaitrice, feue la comtesse d’Avenel, et voudrait empêcher le manoir de tomber aux mains de son tuteur, … afin de conserver son domaine à Julien, l’héritier disparu, au cas où, par miracle, il reviendrait. Et elle a un moyen: en mourant, la comtesse lui a confié le

BOIELDIEU secret d’une somme considérable cachée lors de sa ite par feu le comte, à l’intérieur de la statue de la ame blanche. Si elle pouvait obtenir le concours d’un homme sùr, elle lui confierait la somme avec mission de pousser l'enchère jusqu'au bout. Cet homme, elle croit l’avoir trouvé en la personne du fermier Dickson. | Mais quelle est cette Dame blanche dont ia statue figure au château? C’est la légendaire protectrice de la maison d’Avenel. Chez les Ecossais superstitieux de la région, on croit fermement que la Dame blanche apparaît chaque fois qu’un événement important pour la famille est imminent. Et c’est cette légende qui fournira à la pièce sa fragile armature. .

Au début, nous assistons aux préparatifs de baptême sn dans la famille des fermiers Dickson. Grave contre- ct temps : le parrain fait défaut. Arrive un jeune officier,

qui dit se nommer Georges Brown. Il remplacera le parrain absent. Il apprend incidemment l’histoire du château, dont la vente aux enchères doit avoir lieu le lendemain. Il apprend aussi la légende de la Dame blanche. =

Et justement un valet vient annoncer que la Dame = blanche a reparu. Cela présage de graves événements. L'affaire se corse encore; un billet est remis à Dickson : la Dame blanche elle-même le mande au | château à minuit. On devine qu’Anna, exploitant la Se crédulité populaire, a imaginé cette supercherie pour . arranger avec Dickson la mise en scène des enchères le lendemain matin. Mais Dickson est poltron. Georges ira donc à sa place.

Au second acte, nous sommes dans une salle du château. La vieille domestique Marguerite devise avec Anna. On parle de ce Julien si mystérieusement disparu et dont on ne sait rien. Anna prépare sa vieille servante à la nocturne visite qu’elle attend. Gaveston fait une apparition et nous avons un aperçu de son rôle et de son caractère. |

Bientôt, Marguerite introduit Georges, qui, suivant ses instructions écrites, demande l’hospitalité pour la nuit. Elle lui est accordée en dépit de l'opposition de

Gaveston. Tous, sauf lui, se retirent, mais il ne rest pas longtemps seul. Bientôt, aux sons d’une myst rieuse musique, Anna parait, jouant son rôle de Dame blanche. Elle est stupéfaite quand, au lieu de Dickson, elle reconnaît le militaire qu’elle a soigné jadis. Georges n'est point effrayé, il est surtout charmé. par cette apparition voilée, et lorsqu'elle lui ordonne de se trouver le lendemain aux enchères, il accepte … sans même demander pourquoi faire!

Le jour paraît, et l’on arrive pour les enchères. Dickson pousse un moment, mais les ressources mises à sa disposition sont limitées et il est bientôt distancé par Gaveston. C’est alors que Georges, poussé par Anna, qu'il vient de reconnaître pour celle dont le souvenir ne le quitte jamais, entre dans la liceet, sur l’ordre de la jeune fille, donné à voix basse, devient acquéreur du château à un prix exorbitant. Comment paiera-t-ilr Ça, c’est l'affaire de la Dame blanche! — car Georges ne doute pas qu'Anna et Dame blanche ne fassent qu’une seule personne. ;

Le troisième acte se passe dans une autre pièce du . château. On remarque un piédestal dont la statue est absente. C’est là que se trouvait, paraît-il, la statue de la Dame blanche; et c’est dans cette fameuse statue que doit être caché le trésor d’Avenel. Anna, qui vient chercher ce trésor, avec lequel Georges doit payer le prix du château, se désole d’une disparition qui ruine tous ses projets. Marguerite lui apprend que la statue a disparu avec les anciens maîtres et que la légende veut qu’elle revienne en même temps que l'héritier légitime. Mais Marguerite croit pouvoir découvrir le lieu où elle se cache, et les deux femmes partent à la recherche du trésor perdu.

Entre temps, Georges reçoit l'hommage de ses vassaux, car l'acquisition du domaine le rend comte . d'Avenel. La salle où il se trouve éveille chez lui de vagues souvenirs d'enfance. À Gaveston, qui survient, il avoue qu’il n’a pas le premier sou pour payer le castel, et le paiement doit être effectué avant midi! Joie de Gaveston, qui commence à espérer que le chä- « teau lui reviendra malgré tout. I] s’en ouvre au juge «

de paix Mac Irton; mais celui-ci apporte de mauvaises nouvelles : Julien d’Avenel serait de retour et ne serait autre que Georges Brown. Anna, cachée derrière un rideau, a tout entendu. Elle est conster- née ; ce jeune homme qu’elle aime, c'était donc Julien 2 PP ienel! Tous ses rêves s’effondrent car si, d’une

part, sa joie est grande de savoir l'héritier légitime

revenu, d'autre part, comment songer maintenant à

une union aussi disproportionnée |

Marguerite accourt hors d’haleine : la statue est

retrouvée ; elle se trouve dans une vieille chapelle.

Que le sort s’accomplisse! Anna ira prendre la somme, elle la remettra à Georges, puis disparaîtra et le laissera maître du château de ses pères.

La scène se remplit à nouveau de gens venus pour assister au dernier acte de la vente : le paiement par Georges du prix qu’il a offert. Tout d’abord la stupéfaction est grande quand le jeune homme déclare ne ie avoir d’argent, mais compter pour s'acquitter sur

a Dame blanche d’Avenel. Elle est bien plus grande encore quand la Dame elle-même parait, voilée, et remet à Georges la cassette qui renferme le trésor en le saluant du nom de Julien d’Avenel.

Elle va pour se retirer pendant que tous sont confondus par le prodige. Mais Gaveston veut connaître celle qui traverse ainsi ses machinations; il arrache le voile et reconnaît Anna, sa pupille !

La suite se devine. Et tout s’achève dans la joie : le château a retrouvé son maître, et les amants sont heureusementréunis, car il va sans dire queles craintes d'Anna étaient vaines et que Julien n’a pas de désir plus cher que de la prendre pour femme.

Ed

Bourgault-Ducoudray.

Louis-Albert Bourgault-Ducoudray est né à Nantes, le

2 février 1840 et mort dans sa propriété de Vernouillet, près Paris, le 4 juillet 1910.

* Compositeur fécond et musicien érudit, à plusieurs

reprises chargé de missions scientifiques par le gouverne-

de la ville. Une partie des habitants veut capituler et

| BOURGAULT-DUCOUI

ps

ment français, professeur d’histoire de la musique au | servatoire de Paris depuis 1878, Bourgault-Ducoudray très connu et estimé dans les milieux musicaux mais p connu du grand public. Ses partitions, nombreuses et importantes, s’accumulaient dans sa bibliothèque et peut-êtr n’eût-il jamais été joué au théâtre de son vivant sans sa. qualité de prix de Rome, qui lui valut, en exécution d’un vieux règlement, de voir monter Thamara à l'Opéra. . L'œuvre eut suffisamment de succès pour justifier une reprise au bout de quelques années; on monta ensuite … Myrdhin, second opéra du même auteur, dans sa ville natale, à Nantes. Bourgault-Ducoudray est un des plus intéressants parmi les compositeurs français joués ces dernières années. à

Thamara.

Opéra en quatre tableaux, poème de Louis Gallet, musique de Bourgault-Ducoudray. - 5

Représenté pour la première fois à Paris, à l’Académie nationale de musique, le 25 décembre 1891.

PERSONNAGES : Nour-Eddin, shah de Perse; Thamara, prêtresse parsie; Khirvan, guerrier, défenseur de Bakou; le prêtre du temple de Bakou. [AE NTERR

L'action se passe à Bakou-la-Sainte assiégée et dans le pavillon royal de Nour-Eddin, pendant le siège de la ville … par l’armée persane. :

Thamara est une variante de l’histoire de Judith, mais la Judith de M. Gallet est moins tout d'une pièce que celle des livres sacrés. Elle tombe amoureuse de celui qu’elle doit immoler. Toutefois, le patriotisme est plus fort que l’amour et elle tue; mais alors que le peuple qu’elle a délivré l’acclame, elle se frappe elle-même pour rejoindre sa victime dans la mort. LEURS

Cette donnée extrêmement simple est développée en quatre tableaux rapides. Au premier nous sommes dans Bakou-la-Sainte assiégée et sur le point de succomber. Le tableau entier n’est que la représentation visible de l’état désespéré où se trouve la population

s'en remettre à la merci de Nour-Eddin, vainqueur. …

ran et quelques patriotes veulent résister à ounce et s’ensevelir sous les ruines fumantes de Îa ite. 3 Fes Mais le prêtre annonce une prochaine délivrance : la vierge Thamara se rendra auprès de Nour-Eddin, l’enivrera d'amour et saisira l'instant propice pour frapper l'ennemi de la patrie. Elle part aux acclama- tions de tous. | | Le tableau suivant nous transportedans le pavillon royal de Nour-Eddin : intérieur de satrape oriental, vautré dans un luxe criard et entouré de ses femmes. 2

Le shah a fait un rêve: une femme idéale venait à lui n et il expirait dans ses bras. , ie On annonce l’arrivée d’une fugitive. C’est Thamara Aa

voilée. Nour-Eddin ordonne qu'on le laisse seul avec elle. Et l'amour opère. Cet ennemi, qu’on lui avait dépeint comme un noir démon, Thamara voit qu'il est jeune et beau et tout son être se révolte à l’idée de frapper l’homme auquel elle va se donner, non avec Fe horreur, mais consentante et en pleine volupté. Elle | veut le fuir, elle l’implore, demande en vain la grâce de ses concitoyens, qui la dégagerait de son devoir à patriotique. Elle l’avertit même à mots couverts du : danger qui le menace. Nour-Eddin, fou de désiret sav d'amour, ne veut rien entendre. HÉTEN AE

Le rideau baisse un instant et se relève sur le même décor, la nuit. Epuisé de plaisir, Nour-Eddin dort LE lourdement et son ivresse amoureuse se prolonge . A. dans ses rêves. Thamara, debout, un poignard à la à. main, hésite à accomplir son œuvre de mort. Mais des voix invisibles la rappellent au devoir. C’est le | sang des morts, ce sont les souffrances de Bakou = assiégée qui réclament vengeance. Après uneeffroyable : lutte avec elle-même, Thamara accomplit sa terrible . mission. Re La scène change à vue et nous nous retrouvons à FE Bakou, mais à Bakou délivrée. Toute la population à attend, pour l’acclamer, Thamara, la libératrice. | Nour-Eddin mort, l'ennemi a fui en déroute et le danger est passé.

= Thamara arrive, ses vêtements souillés du sang de

ne Lu Hi ie re ne ATEX È

sa victime. Elle reste insensible aux acclamati elle a tenu sa parole, elle a sauvé ses concitoyen: mais son acte lui fait horreur, elle ne voit, elle n° tend rien de ce qui se passe autour d’elle. Une vis l’obsède sans cesse : l’image du mort, de celui qu’el a tué et qu'elle aimait. | 10 Et pendant que s'élèvent les chants de victoire, pendant que cent bras se tendent pour la porter en … triomphe, elle se perce au pied de l’autel avec l'arme même qui perça Nour-Eddin. Les chants joyeux se … taisent soudain, l’allégresse populaire se glace et le rideau tombe sur une scène de consternation. 4

Myrdhin.

Opéra-légende en quatre actes et six tableaux, poème (vers et prose rythmée) de Simone Arnaud, musique de L.-A. Bourgault-Ducoudray. #

Représenté pour la première fois à Nantes, sur la scène = du Théâtre Graslin, le 28 mars 1912. TR

PERSONNAGES : Myrdhin, barde; le roi Artur; Mordred, traître ; Taliésinn, druide ; Carmélis, mère de Myrdhin ; Viviane, enchanteresse; Gwennivar, femme d’Artur, maitresse de Mordred.

La scène se passe en Angleterre eten Bretagne, aux temps fabuleux de la Table ronde. 4

La légende de l’enchanteur Merlin — Merlin est, paraît-il, la corruption de Myrdhin — a déjà fourni la matière de pièces sans nombre. Celle que nous analysons ici est de conception très poétique, mais Si fantastique que la réalisation scénique, pourentretenir … l'illusion, en est fort difficile. 12

Au premier tableau, nous assistons, dans un paysagesauvage de la Grande-Bretagne, criquerocheuse au bord de la mer, à l'initiation de Myrdhin. Selon qu'il sortira vainqueur ou vaincu de l'épreuve, il sera ou ne sera pas élevé à la dignité de barde. Sa mère Carmélis, femme chrétienne — selon l'esprit de . la légende, nous nous trouvons en face d’un curieux

mélange de christianisme et de paganisme — apprend au jeune homme qu'il est fils de l’Archange, ce qui redouble sa détermination de triompher de l'épreuve. Celle-ci se déroule sous forme d’apparitions fantastiques au milieu d’un orage, et aboutit à la tentation

suprême: Viviane apparaît au novice et lui offre. toutes les ivresses de la volupté. Le sentiment de sa

mission l’emporte toutefois et il résiste à la séduction ; mais non sans emporter brûlant dans son âme le souvenir de la dangereuse vision.

La nuit se dissipe ; Myrdhin est vainqueur, il prophétise et prédit en termes enflammés la victoire du Breton sur le Saxon maudit. À sa main se trouve la harpe et sur son front l'étoile. Il est acclamé par le collège des bardes en qualité de prophète inspiré. Ainsi se termine ce premier acte, qui est plutôt, à vrai dire, un prologue.

Le second acte se passe autour de la Table ronde.

Artur guerroie contre les Saxons et la victoire lui

est fidèle depuis que Myrdhin marche à ses côtés. La reine Gwennivar, épouse adultère, complote la perte d’Artur avec son complice Mordred, mais cette perte ne sera possible que si l’on réussit à se débarrasser de Myrdhin.

Artur arrive, le bras amicalement passé au cou de son barde. Le vieux roi breton est une fois de plus victorieux. Les preux de la Table ronde l’accompa- Lee Il offre à Mordred, dont il ne soupçonne pas ’infamie, de prendre place à la fameuse table. Mais il faut pour cela que le félon prononce le serment d’allégeance. Pour éviter de s'engager ainsi, Mordred trouve un biais; il se déclare encore indigne d’un tel honneur, mais, après la bataille décisive qui se prépare, il espère bien prendre sa place à la table. Il ne dit pas qu'il entend s’y asseoir en maître, après avoir trahi la cause bretonne et assuré le triomphe des Saxons.

Les Bretons chantent un hymne plein d’une farouche ardeur guerrière. À ce chant, Mordred, qui compte sur Viviane pourassurer la perte de Myrdhin, répond par un éloge de l’amour et de la volupté. Au nom de

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l’enchanteresse, le barde tressaille, et pendant que le deux chœurs — celui des guerriers et des pages — se font opposition, Mordred instille goutte à goutte le poison au cœur du prophète inspiré. Celui-ci, ébranlé, demande à Artur l'autorisation de s’absenter : il sera de retour pour la prochaine bataille. Il veut enfin connaître les mystères que seule peut lui révéler Viviane ; il ira la chercher dans sa retraite: la forêt de Brocéliande, en Bretagne. É |

Nous entrons, au troisième acte, en pleine féerie.

Le décor représente la forêt druidique, avec au fond. un lac mystérieux. Cette forêt est vivante, pleine de formes et pleine de voix. Les voix chantent, les for- . mes se dégagent des troncs et des branches, s’affirment dryades et willis. Et Myrdhin avance en tremblant. Le souvenir de sa mère le hante, mais l’impérieux désir l’entraîne.

Finalement, s’abandonnant aux influences qui le . dominent et le subjuguent, il évoque avec force Viviane . et Viviane paraît. Elle émerge miraculeusement du lac tranquille où elle dormait du sommeil magique depuis le jour où, triomphant de l’épreuve, Myrdhin avait bravé ses enchantements. Et la scène à deux commence, enveloppante et voluptueuse. Arrive Île moment fatal du baiser. A cet instant passe un vol sinistre de corbeaux, une convulsion secoue la forêt, des fanfares éclatent, on entend des cris désespérés :

« Artur | Artur!» suivis de longs gémissements. Myrdhin comprend : on a sans lui livré bataille et son roi a succombé. I] fuit livide à travers la forêt livide.

La scène change et nous sommes sur le champ de bataille. Scène de carnage, morts et mourants, appels de trompettes. Artur et Mordred entrent en combattant; d'autres Bretons luttent corps à corps avec des : Saxons. Un après l’autre, ils tombent massacrés par leurs ennemis, plus nombreux. Artur succombe à son tour sous les coups du félon Mordred, passé aux Saxons au plus fort de la bataille.

Quand Myrdhin, égaré, échevelé, arrive à son tour,

il est trop tard, la bataille est perdue. Les mortset les mourants lui reprochent leur défaite. Il voit défiler

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