‹ Les chefs dʹécoleChapitre 19 sur 74 · INTRODUCTION. XXXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXXI

nommer la période de sinc^té. Gfaiacune d'elles e encore son représentant pa^rmi les peintres vivants. M^ Aligny personniQe la première, M. Paul Hnet la seconde, et les noms se pressent en foule qui nous serviraient à désigner la dernière; ceux de MM. Théo* dore Rousseau et Daubigny sont assez significatifs pour nous dispenser d'en citer un plus grand nom* bre. M. Corot, qu'on ne peut se dispenser de rappeler quand on parle de paysage-, M. Gorot trouve les crëa*^ timis les plus vraies et les plus poétiques, mais les moins réelles; classique de goût avec une imagina-*

tion romantique , il est difficile de le ranger même dans le royaume des fantaisistes, d'où le sérieux de son esprit l'exclut ; il habite une planète qui lui ap* partient, il est le souverain d'un royaume grave et charmant, mais souverain sans sujets.

Si quelque chose pouvait faire fléchir la nécessité impérieuse de la sincérité dans Tart, les beaux des* sins de M. Aligny opéreraient ce miracle. Mais on est bientôt ramené ^u sentiment de cette nécessité quand on vpitles peintures de cet artiste distingué. Jamais le danger des systèmes n'a été aussi bien démontra que par ces œuvres où Ton ne trouve aucun accent

Page 1