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CHAPITRE VI

Le soleil se levait^ quand la troupe victo^ rieuse entra dans la vallée où demeuraient îeurs familles, qui, réveillées par le son joyeux des cors, accoururent de leurs grottes, pro-» diguant les félicitations et les soins à de si chers guerriers.

Wallace, étendu sur un lit de bruvère > ré-^ pondait avec calme aux questions empressées d'Halbert, qui , au premier bruit, était sorti de sa cabane, pour aller saluer l heureux retour de son maître. Tandis que chacun de ses fidèles compagnons se réjouissait au sein de sa famille, le chef fugitif d'Ellerslie demeurait seul avec le vieillard, et lui racontait le succès de son eni reprise. « L'assassin a payé de sa vie un crime que rien ne pouvait expier. Plusieurs soldats dEdouard ont aussi été tués. Ma vengeance est satisfaite; miiis, mon cher Halbert, qui est-ce qui consolera mon "veuvage ? Tout est perdu pour moi : je n'ai plus rien à faire en ce monde , que d'être ua instrument de bien pour les autres. L'épée écossaise vient d'être encore tirée contre nos

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ennemis ; et avec la Léuédiction du ciel, je jure quelle ne rentrera pas dans le fourreau, tant que l'Ecosse ne sera point affranchie de le tyrannie qui a détruit mon bonheur ! Cette nuit, mes braves Ecossais ont juré d'accomplir mon vœu; la mort ou la liberté sont désormais la destinée de Wallace.»

A ces mots , le vénérable Barde fondit ea larmes. «îfélas ! mon trop généreux maître, qn'allez-vous faire ? Pourquoi courir à une perte certaine? Par la mémoire de celle dont vous déplorez la perte ; par pitié pour le respectable comte de Mar, qui se reprochera dêtre la cause de ces calamités, et de votre raort^ si vous succombez, je vous conjure de rétracter ce voeu désespéré ! »

«Non, bon Haibert, jî reprit Wallace, KJe ne suis ni désespéré, ni sans jnoy ens d'accomplir mes desseins ; et vous , fidèle serviteur, vous n'aurez pas lieu de déplorer la résoluti' n prise cette nuit. Allez chez le comte de Mar, faites -lui part de cette résolution. Je n'ai plus rien qui m'attache à la vie que ma patrie; et désormais elle sera pour moi, maîtresse, femme , enfant. Voudriez-vous , Haibert, me déi/ager de ce lien ? Voudriez-vous, en me persuadant de renoncer à cet attachement, me réduire a la condition d'ermite dans ces rochers ? car certainement je ne reparaîtrai pas au milieu des hommes, si ce n'est

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comme le défenseur des droits de mon pays. »

« Mais où pourrons-Dous , mon cher maître, vous trouver j si le comte de Mar veut se joindre à vous avec ses vassaux ? »

— « Dans ce désert, d'où je ne sortirai pas inconsidérément ; car mou projet est de sauver mes concitoyens , et non de les sacrifier dans des dangers inutiles. »

Halbert,le cœur oppressé , et songeant aux scènes terribles dans lesquelles son maître s'était engagé à jouer le premier rôle , baissa la tête eu signe de soumission ; et, laissant Wallace se reposer, il se retira à l'entrée de la grotte pour pleurer seul.

Il était midi , quand le chef sortit du profond sommeil dans lequel la bienfaisante nature l'avait plongé, après tant de fatigues. Son ceil s'ouvrit languissamment ; et la vue du rocher qui lui servait de toit, lui rappelant ses infortunes, il poussa un long soupir. Ce triste son, si différent du réveil accoutumé de Wallace, frappa l'oreille d'Halbert. qui, déjà, avait préparé un bâton et un havresac pour son voyage. Il s'approcha de son maître, et lui baisant la main , il lui demanda la permission de partir pour Boihwell. « A genoux, » ditîl, « je supplierai le comte de vous envoyer du secours. »

K Les prières sont superflues , il y est tout disposé, » lui répondit >YaUace, « Mais par-

tcz, Halbert , ce sera pour moi une grande satis action de vous savoir en sûreté : en quelque lieu que vous alliez , ma reconnaissance et ma bénédiction vous accompagneront. »

La vieillesse ouvre la source des larmes : Halbert en répandit avec profusion ; il en baigna la main de son maitre. Si Wallace avait pu en verser , c'eut été dans ce moment; mais ce doux emollient de la douleur lui était refusé. Dissimulant son chagrin , il s'efforça d'encourager son serviteur, qu'il voyait dans rabattement. Presque convaincu que son mailre était appelé par un être supérieur à exécuter des choses extraordinaires en faveur de TÉccsse, Halbert prit congé d'abord de lui, et ensuite des compagnons de sa destinée. Quelques-uns de ceux-ci le conduisirent jusqu'au revers de la montagne ; là , il leur dit adieu, et continua seul son voyage.

Arrivé à la porte du château, il appela le gardien , dit qu'il était envoyé par sir William AYallace , fut admis sur-le-champ , et conduit dans l'intérieur.

On l'introduisit dans un magnifique appartement, où le comte de Mar était couché. Une dame , richement vêtue, était assise au chevet de son lit ;une autre, beaucoup plus jeune et d'une éclatante beauté , était à ses pieds , et lui présentait une coupe remplie d'un breuvage cordial. Près d'elle , un jeune homme se tenait

debout. Dès qu'Halbert parut, le comte le reconnut, se souleva sur son bras , et le félicita de son arrivée. La jeune dame se leva, et le jeune homme s'avança avec précipitation.

Le comte s'informa avec un vif empresse<« ment de William Wallace , et demanda s'il pouvait se flatter de le voir bientôt àBoiliwell.

« Il ne peut encore venir, » répondit Halbert. « La tache qu'il s'est imposée est difficile à remplir ; mais il est vengé ! il a tué le gouverneur de Lanerk. 31 Une expression de surprise s'échappa à demi-voix de la bouche de la jeune dame.

« Tué ! Comment ? « demanda le comte.

Halbcrt raconta en détail sa première entrevue avec son maiire , et les angoisses de celui-ci en apprenant ce qui s'élait passé à Ellerslic. Quand il peignit, dan» son langage ardent , le zèle des montagnards à prendre les armes pour venger leur chef, le feu brilla dans les yeux de la jeune dame et du jeune liomme', à travers leurs larmes; ils se regardèrent: Halbert continua.

a Quand mon cher maître et sa vaillante troupe marchèrent sur Lanerk, ils passèrent près d'Ellcrslie, et rencontrèrent Dugald, le même qui, si milord s'en souvient, entra précipitamment dans la chambre , et nous avertit de l'arrivée des Anglais. Durant la confusion de cotte, nuit, après que je l'eus pansé, et

laissé mourant, en apparence, dans un coin de la salle , il revint à lui au plus fort du tumulte , et se traînant , il alla se caclier dans les buissons. Quand tout fut fini , il sortit de sa retraite , et trouvant les habits que j'avais fait quitter au soldat anglais , il s'en revêtit pour sa sûreté , dans le cas où il serait rencontré par quelque parti des troupes d'Heselrigge. Epuisé par le besoin de nourriture, plus que par ses blessures qui étaient dans le bras , il se hasarda à retourner à la maison pour s'en procurer 5 niais la vue de gens armés, dans la salle, l'obligea de fuir promptement vers la retraite dont il sortait. C'esi delà que , dans ce lieu qui naguère était le séjour de l'honneur , de la bienfaisance , des grâces et de la beauté , il entendit les juremens , les blasphèmes , et tout le fracas d'une soldatesque orgie, à laquelle succédèrent le pillage et lincendie.

« Quand il ne resta plus que les murs et des cendres fumantes , ces ministres de dévastation se retirèrent. Dugald attendit long-temps , pour être sûr qu'ils fussent tous partis, et sortit de ses buissons. Il gagnait la montagne , quand il fut rencontré par nos gens armés , qui le prirent d'abord pour un soldat anglais, et le saisirent ; mais bientôt ils reconnurent leur ancien camarade, et leur indignation s'accrut, en apprenant de sa bouche les horreurs dont

il venait d'être témoin.

« Brave et persécuté Wallace ! » s'écria le comte. « Oh ! que ma vie a clé chèrement achetée! Mais continuez , H^'-lhert , racontezmoi son heureux retour de Lanerk. «

Halhert rendit comi t?doce qui s'était passé dans la ville , et dit comment, après la mort du gouverneur , Wallace avait fait vœu de ne rentrer dans le monde que quand l'Ecosse serait libre.

a Hélas! » dit le comte ^ «oui fera ce miracle ? Voudrait-il ensevelir dans un cloître sa brillante jeunesse et de si grandes qualités?

— « Non , milord ; il s'est retiré au plus fort des rochers de Cartlane. »

— « Pourquoi n est-il pas venu chez moi ? Ce château est très-fort 5 et, tantqu'il y restera pierre sur pierre , toutes les armées de l'Angleterre ne l'en arracheraient pas. «

« Ce n"est pas qu'il ait douté de votre amitié, » répondit le vieillard; « mais son amour pour sa patrie lui fait rejeter toute satisfaction qu'elle ne partage pas. Voici les dernières paroles qu'il m'a adressées : « // ne me reste plus au' à reconquérir là liberté de V Ecosse, et à délivrer ma patrie de ses ennemis. Allez trouver lord Mar ; portez-lui cette boucle de mes che^ veux teints du sang de ma femme. Il est proba-ble que c'est tout ce quil reverra jamais de ïViUîam Wallace. Si je succombe , dites-lui de la regarder et de lire dans mes malheurs les mi^

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sères à venir de l'Ecosse ; dites-lui de se res~ souvenir que c'est Dieu qui arme la main du patriote, »

La jeune dame s'approcha d'une fenêtre pour cacher ses larmes. « O mon oncle ! « s'écria le jeune homme, « sans doute il est encore possible de rendre à lEcosse sa liberté. Je sens dans mon àme que les paroles du brave Wallace sont prophétiques. »

Le comte tenait la boucle de cheveux; il la considéra long-temps dans une profonde méditation. K Dieu arme le patriote ! ^^ Il se tut encore un moment^ ses joues pâles se colorèrent; et, portant ce présent sacré à sa bouche; « Oui , >3 s'écria-t-il , k ton vœu sera accompli; et tant que Donald Mar aura un bras pour porter l'épée , et un homme pour le suiv^re au combat, lui et ses troupes seront à tes ordres ! »

ce Mais non pas dans l'état où vous êtes, 3> dit la plus âgée des dames ; « vos blessures ne sont pas encore guéries; la fièvre ne vous a pas quitté ; il y aurait de la folie à vous exposer actuellement. »

« Je ne prendrai les armes moi-même , que quand je pourrai les porter utilement; en attendant , tous ceux de ma tribu et de mes amis 5 que je puis réunir pour défendre la vie de mon libérateur , et soutenir sa cause, seront appelés. Cette boucle sera mon guidon ; et quel est l'Écossais qui, le voyant, quittera son dra-

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peau ? « Hélène, mon enfant ! » dit-il en s'adressant à la jeune dame , « que demain , avant le jour , ces cheveux soient sur ma bannière ! ce sera létendard d'un patriote; et je veux que les propres paroles de Wallace , que ces mots irrésistibles, Dieu m'a armé, soient ma de- .vise. »

Hélène s'avança en rougissant. Le comte l'avait entretenue de la générosité, de la valeur de Wallace , et de la mort cruelle de sa femme. Elle était dans l'embousiasme de la reconnaissance, et elle avait conçu un sentiment de pitié , pour lequel il n'y a point dans la langue d'expression, pour l'iiomme qui avait fait une telle perte, en secourant son père qu'elle aimait tendrement. Elle prit la boucle; et très-émue, elle sortait de la chambre , quand elle entendit son cousin se mettre à genoux.

« Je vous conjure , mon cher oncle , si vous avez de l'affection pour votre neveu , si vous me souhaitez quelque renommée, de permettre que ce soit moi qui porte votre bannière dans l'armée de sir William Wallace. »

Hélène s'arrêta un moment sur le seuil de la porte pour entendre la répouse de son père.

« Vous ne sauriez , mon cher neveu, me dem.ander une faveur que je vous accorde avec plus de plaisir. Demain , j'assemblerai les vassaux de Bothwell ; et le soir même vous mar-

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chei'Gz avec eux , et avec ma propre sniie , poUi' aller joindre Wallace. ^

Héléue , qui ne connaissait pas toutes les horreurs de la guerre, et qui n'envisageait que la gloire de défendre une si belle cause, partageait l'ardeur de son cousin; et joyeuse , elle courut à son appartement pour commencer sa tâclie.

Les seniimens de la comtesse étaient bieti diiTércns : elle était alarmée del'efïetque tant d'agitations pourraient produire sur son mari, dans létat de faiblesse où il était; et elle vovait avec eifroi les dangers auxquels il s'exposait, en s'engageant dans une telle entreprise. Dès que lord Mar eut fait cette réponse à son neveu , elle congédia celui-ci , en le priant de se charger d'Halbert (qui témoignait sa reconnaissance au comte pour la promptitude de ses ordres ) , et de veiller à ce qu'il fût bien traité.

Quand elle fut seule avec le comte , elle lui exprima ses alarmes , et se hasarda à lui faire des remontrances sur la facilité avec laquelle il s'était laissé entraîner dans cette révolte : « Considérez, milord, » ajouta-t-elle , « qu6 l'Ecosse est maintenant au pouvoir du roi d'Angleterre. Ses garnisons occupent toutes les villes , et ses créatures remplissent toutes les places de confiance. »

a Cette enumeration d oppressions est-elle

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donc, ma clière amie, une raison pour nous engager a les supporter plus long-temps ? Si moi , et les autres nobles Écossais , avioniosé opposer une digue au torrent de ce pouvoir après la bataille de Dunbar j si , au lieu de baiser Tépée qui nous ravissait notre liberté, nous avions tenu les nôtres hors du fourreau , derrière le boulevard de nos monia^nes , l'Ecosse serait encore libre; je n'aurais pas été assailli, par nos tyrans anglais , dans les rues de Lanerk; pour me sauver la vie , William Wallace ne serait pas dans le deuil de sa femme assassinée, et sans un toit pour l'abriter. »

Lady Mar se lut un moment sur celte observatioUj puis elle dit: « Cela peut êiie vrai; znais le sort en est jeté, l'Ecosse est perdue pour toujours ; et , en voulp^nt aider votre ami dans aa téméraire entreprise, vous vous perdez aussi, sans le sauver. Ce projet est même inutile et sans but. Que prétendez-vous ? Maintenant que la contestation enrre les deux rois est terminée; que Baliol a cédé sa couronne à Edouard, VEcosse n'est-clle pas en paix ? »

« Une paix sanguinaire , Joanna î « répondit le comte; » et je n'en veux pour preuve que ces blessures. La paix d'un usurpateur est plus destructive que la guerre ouverte ; le pillage , les assassinats raccompagnent. J'en ai assez vu à présent, et éprouvé moi-même, de la juridiction d'Edouard. Il est temps que je m'éveille.

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et que, comme Wallace , je me détermine à mourir pour l'Ecosse, ou à la venger. »

Lady Mar pleura. » Cruel Donald ! est-ce là la récompense de mon amour et de mes soins ? Tous vous arracliez de mes bras ; vous abandonnez vos biens à la confiscation ; vous privez vos enfans de leur nom ; et , par votre -contagieux CAcmple, vous inspirez au fils de votre frère Eoihvvell de se mettre à la tête de la troupe qui va joindre cet insensé de Wallace ! »

« Arrêtez, Joanna! « s'écria le comte. « Répétez ce mot, et vous perdez mon a/Teclion ! Çu'entcnds-je? Vcus appelez le liéros qui , eu sauvant la vie de votre mari , s'est réduit luimême à ces extrémités, un insensé ! Est-il z'/zsensé pour avoir empêché que la comtesse de Mar devînt veuve ? Est-il insensé peur avoir préservé ses enfans de demeurer orplielins? » La comtesse, accablée ele ces reproclies, se jeta au cou de son mari; et, en pleurant, lui demanda pardon. « Hélas ! milord, tout ce qui vous met en danger me paraît folie. Songez à votre propre sûreté; songez à mes deux jumeaux encore au berceau , si vous veniez à périr ; songez au chagrin de notre frère, e^uanel il saura que vous envoyez son fils unique joindre un b omme e|ue, peut-être, il appellera un rebelle. »

« Si le comte deBothwell se reconnaissait vassal d Edouard , il ne serait pas à présent avec

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lord Locli-avve. Du moment que ce brave montagnard s'est retiré à Argyleshire , le roi d'Angleterre l'a regardé, lui et tous ses adherens,' d'un œil soupçonneux. La visite de Botliwell à lord Loch-awe , est, vous le voyez , une offense suffisante pour autoriser le pillage de ce château Y^^ivYe pacîjîcjue gouvernement que vous approuvez. Vous avez vu le commencement de ces procédés, dont vous auriez vu la suite , si la mort cVHéselrigge ne l'avait pas prévenue. Où seraient à présent, ma chère Joanna, votre demeure, votre mari , vos cnfans? Cestle bras du vaillant chef d'Ellerslie , qni les a préservés de la destruction , et notre Hélène , des attentats d'un ravisseur. »

Lady Mar frissonna. « J'admets la vérité de ce que vous diles; mais n'est-il pas bien cruel pour moi de mettre au hasard tout ce qui m'est précieux ? de voir mon cher Donald placé entre le champ de bataille et l'échafaud? «

K Silence , » dit Iç comte, « c'est la justice qui me montre le chemin, et la victoire m'ouvre ses bras. Dieu tout-puissant ! » s'écria-t-il dans son enthousiasme, k permets que le champ de victoire de 1 Ecosse soit le tombeau de Donald , plutôt que de le condamner à vivre pour être le témoin des misères de sa patrie ! »

« Je ne puis vous entendre , » dit la comtesse : « il faut que je vous quitte, et que j'invoque la Sain te- Vierge pour qu'elle me donne

le courage que doit avoir la femme d'un patriote. A présent, chacune de vos paroles est pour moi un coup de poignard. »

Elle se retira précipitamment , laissant le comte livré à ses réflexions sur le passé , et occupé de plans pour l'avenir.

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