‹ Les Chemins de Fer AlgériensChapitre 50 sur 67 · RÉSULTATS FINANCIERS · texte numérisé non relu

RÉSULTATS FINANCIERS

de l'exploitation des réseaux de la Méditerranée, de l'Ouest-Algérien, de l'Est-Algérien et de la Compagnie Bône-Guelma, de 1907 à 1911 inclus.

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RÉGIME RÉGIME DE L'AFFERMAGE actuel A = | ANNEES L à L dui

do ire |'verante à en moins

à l'Algérie (1} | à l'Algérie Pate Er à l'Algérie AOÛT AAA ES 12.388.084 | 11.094.042 1.294.042 1.294.042 ID ER 10.600.805 | 10.200.403 400.402 400.402 LODIRERARNE 11.194.547 | 10.497.274 697.273 697.273 19108-28002 12.719.604 | 11.259.802 1.459.802 1.459.802 HOTTES 16.847.329 | 14.335.497 2.511.832 2.511.832 ToTaux....| 63.750.369 | 57.387.018 6.363.351 6.363.351

(1) Venant en atténuation de la garantie d'intérêts et des annuités de rachat. (Chiffres de la statistique générale de l'Algérie)

Il ressort de ce tableau que le régime de l'affermage aurait

réduit de 1.273.670 franes par an, en moyenne, les produits nets de l'exploitation qui atténuent d'autant la charge de la garantie d'intérêts. Et comme le projet Dervillé augmentait de plus de 1.200.000 franes la garantie d'intérêts due à la Compagnie de l'Est-Algérien (11 millions au lieu de 9-799:000 francs) il en résulte que l'affermage aurait coûté à l'Algérie

2.473.670 francs de plus par an, que le maintien du régime actuel.

I y a lieu de remarquer toutefois que la réunion en une seule des quatre administrations qui gèrent actuellement les réseaux qui nous occupent réduirait sensiblement les frais généraux et que l'Algérie bénéficierait de cette réduction. Mais, par contre, il paraît peu probable que les frais d’exploitation proprement dits puissent être diminués attendu : 1° que la Compagnie Bône-Guelma affirme que les frais d’exploitation qui lui sont alloués à forfait la mettent en perte; 2° que pour le même motif la Compagnie de l’Ouest-Algérien vient d'obtenir le relèvement de ses barèmes ; 3° que la Compagnie de la Méditerranée exploite dans des conditions très économiques. Reste l'Administration du réseau Est-Algérien de l'Etat : en supposant, ce qui n’est pas démontré, qu'il soit possible d'empêcher ses dépenses de suivre le mouvement des recettes, il est probable que les réductions que l’on pourrait faire de ce côté seraient absorbées et au delà par les augmentations de dépenses des trois autres réseaux. Or, le mouvement général de hausse des salaires et traitements rend ces augmentations absolument inévitables quel que soit le régime de l’exploitation, exploitation par une compagnie ou exploitation directe.

Nous n'avons pas fait entrer en ligne de compte les 12.500.000 francs que la Compagnie fermière aurait mis à la disposition de l'Administration algérienne pour achat de matériel roulant et travaux complémentaires puisque, comme on l’a vu p. 78 c’est, à un million près, la somme que les Compagnies P.-L.-M., Ouest-Algérien et Bône-Guelma ont dépensée de 1907 à 1911 en exécution des conventions existantes.

La RÉFORME Des TARIFS

Quand le comité consultatif eut achevé l'examen des tarifs de réforme des lignes algériennes de la Compagnie de la Méditerranée, il émit, le 8 février 1899, l'avis qu'il y avait lieu « d'inviter les compagnies algériennes à se concerter, en

ATOS

vue d'arrêter une rédaction identique pour les conditions d’application du tarif général et pour les conditions communes des tarifs spéciaux, et de dresser une classification générale commune en prenant pour base de leur étude, celle qui a été présentée par la Compagnie P.-L.-M. »

« D'inviter également ces compagnies à refondre leurs tarifs spéciaux en adoptant le cadre des nouveaux tarifs de la Compagnie P.-L.-M. »

Le Ministre des Travaux publics ayant approuvé cet avis, demanda aux compagnies à barèmes de mettre à l'étude la réforme de leurs tarifs. Les deux compagnies qui desservent la région orientale de l'Algérie, Bône-Guelma et Est-Algérien, refusèrent nettement d'entrer dans la voie qui leur était indiquée.

En ce qui concerne notamment l’abaissement du tarif général qui leur paraissait être la conséquence de l'adoption de la classification générale du P.-L.-M., elles objectèrent d'une part que le dégrèvement portant surtout sur des expéditions de détail très multiples et généralement peu importantes, ne procurait à chaque expéditeur qu'un bénéfice trop faible pour développer le trafic, tout en constituant au total, une perte sensible pour les compagnies ; d’autre part, les formules inscrites dans les contrats actuels, en vue de déterminer à forfait, en fonction de la recette les sommes allouées aux concessionnaires pour leurs frais d'exploitation ont été établies en supposant l'application de taxes élevées. Les compagnies qui ont déjà assumé des charges fort lourdes en réduisant considérablement les tarifs spéciaux pour les transports pondéreux pour lesquels les prix du cahier des charges eussent été prohibitifs ne pourraient aller plus loin sans compromettre leur situation. Les charges croissantes qui leur sont imposées, par l’augmentation du nombre des trains, par la réglementation du travail des agents, etc..…., ne leur laissent pas — disaient-elles — la possibilité de consentir à des abaissements d’une portée aussi générale.

Quant à la Compagnie de l'Ouest-Algérien, à l’adminis-

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