‹ Les chemins de fer (volume 2)Chapitre 12 sur 87 · CINQUIÈME PARTIE. — LA LOCOMOTIVE · texte numérisé non relu

CINQUIÈME PARTIE. — LA LOCOMOTIVE

Ils sont en laiton laminé de premier choix, de 4 à 5 centimètres de diamètre extérieur, et leur nombre varie entre 100 et 250, selon les machines. Celle que nous sommes en train de disséquer en possède 180. Grâce aux tubes, on est parvenu à obtenir une surface de chauffe totale d'au moins 100 mètres carrés*. Notre coupe longitudinale permet de voir comment les tubes sont encastrés, d'une part à Tune des faces de la boîte à feu, de l'autre à la face postérieure de la boîte à fumée. Mais le dessin suivant (fig. 8) fera mieux voir leur disposition, leur groupement habituel.

portion si remarquable la surface de chauffe, et, comme on l'a vu plus haut, la puissance de la locomotive. Rappelons que, dès 1825, la chaudière tubulaire de Marc Séguin fonctionnait dans les premiers bateaux à vapeur qui naviguaient sur le Rhône ; qu'en 1827 il rappliquait aux locomotives circulant sur le chemin de fer, récemment construit, de Lyon à Saint-Etienne. La chaudière de Stephenson ne fit son apparition qu'en 1829.

1. Nous verrons même que, dans les machines les plus puissantes, on est parvenu à atteindre, sans agrandir outre mesure la chaudière, l'énorme surface de 216 mètres carrés. Veut-on une preuve frappante de l'immense avantage offert par la disposition tubulaire de la chaudière? la voici : tandis que la sm^face intérieure de l'enveloppe cylindrique ne donnerait, même en Tutilisant tout entière, chose d'ailleurs impossible, que 13 mètres carrés environ, la surface des tubes renfermés dans cette enveloppe est de plus de 93 mètres carrés, c'est-à-dire sept fois plus considérable! L'exemple est pris sur une machine Grampton. Dans une locomotive à maixhandises à 8 roues accouplées, dont la sur« face de chauffe totale atteint, comme nous venons de le dire, 216 mètres carrés, celle du foyer n'est que 9" •^, 7, c'est-à-dire 22 fois moindre. On voit, par ces exemples, combien la disposition tubulaire accroît la surface de chauffe ou la puissance de vaporisation de la chaudière, et par suite la puissance motrice de a locomotive.

La double enveloppe de la boite à feu, les entrcloises et armatures, la grille, le cendrier, le réservoir de vapeur surmonté d'uiie sorte de petit dame, dont la fonction sera plus loin indiquée, le niveau de l'eau dans la chaudière, la position qu'occupe

le tuyau de prise de vapeur, voilà autant de détails dont notre première coupe vous a déjà fait saisir un aspect. Celte seconde coupe, en vous les montrant sous une autre face , vous permettra de les mieux comprendre encore

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