‹ Les chemins de fer (volume 2)Chapitre 15 sur 87 · CINQUIÈME PARTIE. — LA LOCOMOTIVE · texte numérisé non relu

CINQUIÈME PARTIE. — LA LOCOMOTIVE

leur : je laisse pour le moment beaucoup de détails.

Le mouvement produit, mouvement en ligne droite et alternatif, vous avez déjà vu comment la locomotive l'utilise pour la rotation de ses essieux et de ses roues. La tige du piston, dirigée dans sa course par une sorte de cadre métallique appelé glissière, s'articule avec une tige ou bielle, doni Fàutre extrémité est adaptée à l'essieu, ou, pour mieux dire, à un coude de l'essieu. Le coude formo manivelle, et la bielle est comme un bras faisant tourner la manivelle, l'çssieu et les roues que l'essieu porte à chacune de ses extrémités. Ajoutons à cette explication quelques détails importants .

Quand le piston se trouve à Tune ou l'autre des extrémités de sa course, son axe et celui de la bielle motrice forment une même ligne droite : on dit alors que la manivelle est à un point mort. Que signifie cette expression? Le voici :

Théoriquement, la manivelle semble pouvoir, en ce moment, aussi bien continuer son Ynouvement que prendre le mouvement contraire. Qui l'en empêche? D'abord la vitesse acquise, cette vitesse seule suffirait à continuer le mouvement; puis la disposition à angle droit des deux manivelles du même essieu; de sorte que, si d'un côté le piston est au bout de sa course, dans l'autre

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cylindre le piston est au milieu. Il est donc impossible que le mouvement ne soit pas continu ; comprenez-vous maintenant la raison des positions opposées qu'occupent à chaque instant les deux pistons?

Jetez les yeux sur la coupe longitudinale qui nous a servi tout à l'heure à examiner la chaudière : vous y verrez le mécanisme de l'appareil moteur, ou mieux, des parties de cet appareil que nous venons d'étudier ensemble. Comme le cylindre est placé, dans la locomotive que nous avons prise pour exemple, à l'intérieur des roues, la tige du piston que guide la glissière, la bielle motrice et le coude de l'essieu se trouvent également à l'intérieur. Le cylindre, au contraire, estil extérieur, l'essieu est droit; mais alors on adapte au moyeu des roues motrices, et à une distance de l'axe de l'essieu égale au bras de la manivelle — ce qui équivaut à dire, à la demicourse du piston — un bouton en fer auquel vient s'enchaîner la bielle motrice) Vous verrez an exemple de cette disposition dans les machines Engerth et Crampton, représentées plus loin.

Dès maintenant, nous pouvons nous rendre compte de la façon dont agit la vapeur pour produire le mouvement de rotation des roues motrices et par suite de la machine. Mais de quelle façon se distribue cette vapeur de chaque côté du cylindre? Comment le tiroir exécute-t-il le mouvement

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