‹ Les chemins de fer (volume 2)Chapitre 20 sur 87 · CINQUIÈME PARTIE. — LU LOCOJIOTIVE. fô · texte numérisé non relu

CINQUIÈME PARTIE. — LU LOCOJIOTIVE. fô

diaires, c'est une fraction plus ou moins |j;r3nde de ces ouvertures qui donnera passage à la vapeur.

La vue de face vous montre les deux bielles latérales articulées à une lige, que met en mouvement le mécanicien par l'intermédiaire d'une tringle a manivelle , et ^ous comprenez comment, dans ce système, on peut régler a \olonte, et supprimer au besoin l'admission de la vapeui *

Voyons maintenant le legulaleur de la machine

que nous avons examinée ensemble, et qui est ce qu'on nomme un régulateur à tiroir.

La figure ci-dessus en est une coupe, faite transversalement à la machine, par le milieu du petit dôme, ou boite en fonte, que nous avons déjà signalé en arriére de la cheminée. A droite et à gauche, débouchent les deux tuyaux , qui con-

I. Au lieu d'un disque i papillan, an emploie aussi an liroir reclanguiairc percé de lumières. Le principe est toujours le

duisent la vapeur aux cylindres ; au milieu et un peu en bas, l'orifice du tuyau de prise de vapeur. Deux tiroii*s obliques, percés de lumières et reliés par une tige transversale, glissent dans le sens de la longueur de la machine, sous Faction d'une tringle mue par le mécanicien.

De la position des tiroirs par rapport aux ouvertures des tuyaux d'échappement résulte, soit l'admission intégrale de la vapeur, soit la fermeture complète, soit un passage proportionné aux ouvertures laissées libres.

Nous connaissons maintenant, dans ses dispositions essentielles, l'intérieur de la locomotive. Si vous voulez que nous en examinions ensemble la configuration externe, nous arriverons de la sorte à une intelligence à peu près complète de ce merveilleux moteur.

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QU'B8T-GB QUE LA LOGOMOTIVB? {Fin)

Mécanisme de la distribution de la vapeur ; coulisse de Stephenson. — La coulisse considérée comme appareil de changement de marche. — Ce qu'on entend par avance et recouvrement; détente fixe et détente variable. — Mode d'alimentation de la chaudière ; les pompes ; l'injecteur Giffard. — Sifflet à vapeur, soupapes de sûï'eté. — La locomotive vue d'arrière; le mécanicien à son poste. — Le tender.

Je ne sais ce qu'on doit le plus admirer quand on se donne la peine d'étudier la locomotive, de la complexité des organes qui concourent à produire ce résultat, en apparence si simple, le mouvement, ou de Tincomparable harmonie de l'ensemble. Certes, il y a loin de ce mécanisme automatique à l'être organisé, à la vie; mais on a peine à se défendre d'une comparaison, où d'ailleurs les analogies abondent, entre l'animal et la machine, et l'on arrive de la sorte à se faire une haute idée de l'intelligence qui a su combiner dans un tout harmonieux les lois de la physique, les données de l'expérience et les conceptions abstraites de la mécanique et de la géométrie.

Les deux points importants dont il me reste à

VOUS entretenir achèveront, s'il en est besoin, de vous convaincre. Je veux parler, et du mécanisme qui permet à la locomotive d'avancer ou de rebrousser chemin à volonté, et de celui qui sert à Talimentation continue de la chaudière. Tous les deux se voient extérieurement sur notre machine; c'est ce dont vous allez pouvoir vous assurer en jetant les yeux sur le dessin de la page 49.

La forme extérieure de la chaudière accuse nettement les trois parties principales qui la composent : boîte à feu, corps cylindrique et boîte à fumée. En avant, et légèrement incliné à la hauteur du châssis de la machine, apparaît le tiroir avec sa tige; un peu au-dessus, une portion du tuyau d'échappement, et, dans une direction oblique à celle dé ce dernier, l'un des deux tuyaux d'admission. A la partie supérieure du corps cylindrique, vous apercevez la tringle du régulateur, qui se perd dans la boîte en fonte où se loge ce dernier. Une seconde tringle se voit un. peu audessous : elle sert à régler le tirage en ouvrant ou fermant les valves mobiles dont nous avons parlé plus haut. Quant au cylindre, à la tige du piston et à la bielle motrice, comme ils sont placés à l'intérieur des roues, on ne peut s'attendre à les trouver ici ; mais notre coupe longitudinale nous les a déjà fait connaître.

Des trois paires de roues de la macliine, c'est

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