‹ Les chemins de fer (volume 2)Chapitre 21 sur 87 · CINQUIÈME PARTIE. — LA LOCOMOTIVE. h · texte numérisé non relu

CINQUIÈME PARTIE. — LA LOCOMOTIVE. h

celle du milieu qui reçoit ici directement l'action de l'appareil moteur : de là leur nom de roues motrices; les roues d'avant, accouplées à celles-ci par des bielles horizontales qui les rendent solidaires, ont un diamètre pareil, tandis que les roues d'arrière sont indépendantes et d'un plus petit diamètre. Les roues accouplées permettent d'utiliser pour l'adhérence une plus grande partie du poids de la machine.

Voybns maintenant le mécanisme de la coulisse, dont les pièces sont visibles entre l'essieu moteur et le tiroir.

L'essieu dont il s'agit, au lieu de porter de chaque côté un seul excentrique, en possède deux, juxtaposés, dont les barres font entre elles un certain angle et sont articulées aux extrémités d'une pièce métallique de forme circulaire : c'est à cette pièce qu'on donne le nom de coulisse. La coulisse est ici fixée par son milieu au bâti de la locomotive; elle reçoit, dans une rainure qui court dans toute sa longueur, l'extrémité mobile de la bielle du tiroir. Dan^ le mouvement de rotation de l'essieu, que devient la coulisse? Il est clair que chaque bielle d'excentrique concourt à la faire osciller autour de son point milieu ; mais il est également facile de comprendre qu'une seule agit sur le tiroir : c'est celle dont l'extrémité aboutit directement à sa tige.

Veut-on que le tiroir reçoive son mouvement

de l'autre barre d'excentrique, il sufGra d'amener la bielle du tiroir en regard de celle-ci, mouvement que le mécanicien imprime à volonté par une série de bras de leviers et de tringles. On voit sur le dessin l'extrémité du levier de changement de marche, à l'arrière de la machine, ainsi que les tiges, bras de leviers et contrepoids, situés à côté et un peu au-dessous de la coulisse. Comment ce mécanisme peut-il agir pour changer le sens de la marche?

Considérez la locomotive arrêtée un instant, l'un des pistons étant à bout de course, tandis que l'autre est à moilié,positions toujours corrélatives, nous l'avons vu. Le tiroir qui correspond à la seconde de ces positions est précisément à la fin d'un de ces mouvements de va-et-vient, de sorte que si la vapeur entre dans la boite, le mouvement aura lieu comme précédemment, c'est-à-dire en avant. Mais que, par le mécanisme de la coulisse*, le tiroir soit tout à coup transporté à son autre position extrême, et c'est le contraire qui aura lieu : je veux dire que, la vapeur entrant par l'autre lumière, le piston marchera en sens inverse, et la manivelle de l'essieu prendra le mou vement rétrograde ou de marche en arrière*.

1. Kous yerrons plus loin que l'emploi de ce mécanisme, ou de la contre-vapeur, est maintenant utilisé pour obtenir Tarrêt d'un train en marche, de manière à produire le même effet que le serrage des freins.

9, ia coulisse c[ue nous venons de voir, dont la courbure, ou

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