‹ Les chemins de fer (volume 2)Chapitre 38 sur 87 · CINQUIÈME PARTIE. ~ LA LOCOMOTIVE · texte numérisé non relu

CINQUIÈME PARTIE. ~ LA LOCOMOTIVE

VOUS le danger en cas de rupture d'un essieu? La machine bascule, laboure la voie, déraille et entraine la perte du train qu'elle remorque. Une leçon terrible, l'accident, que dis-je! la catastrophe qui fit du 8 mai 1842 un jour de sinistre mémoire, ne montra que trop combien il importait d'augmenter le nombre des essieux de la locomotive.

Telle n'est pas cependant la principale raison qui a motivé la disposition nouvefle. Avec six roues, on peut accroître jusqu'à moitié le poids de la machine, sans que les rails aient à supporter une plus lourde charge. De là possibilité d'augmenter dans une proportion correspondante la puissance des machines. 11 est vrai que, depuis cette époque, le poids des rails ayant été lui-même accru dans une forte proportion, on pourrait revenir aux machines à quatre roues, si le premier motif, celui de la sécurité, ne militait toujours en faveur de la réforme réalisée.

Certaines machines ont huit roues : telles sont les Engerth à marchandises, dont nous avons parlé; enfin, il en est aussi, nous venons de le voir, qui possèdent jusqu'à dix et douze roues accouplées par groupes.

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