CINQUIÈME PARTIE. — LA LOCOMOTIVE
Commen obtient-on ces qualités diverses?
En supprimant le tender, en rassemblant sous le corps cylindrique, entre les boites à feu et à fumée, toutes les roues, de manière à les charger d'un poids égal, enfin en leur donnant un petit diamètre. Des caisses à eau placées sur la machine suffisent à l'alimentation pour de faibles parcours, et la petite quantité de coke nécessaire trouve aisément place dans le voisinage du foyer. Par exemple, le magasin à eau étant au-dessous du corps cylindrique, le coke est renfermé dans deux caisses latérales, situées de part et d'autre de la boîte à feu.
On a encore construit des types de locomotives spécialement destinées au service des lignes de second ef de troisième ordre; lignes économiques admettant des courbes de faible rayon et de fortes pentes. Les locomotives dites de montagne, dont il vient d'être question, permettaient bien le remorquage des trains sur des rampes de trois à quatre centièmes. Mais il restait toujours à vaincre la difficulté de circuler sur des courbes qui, dans certains cas, descendent à un minimum de 50 et même de 40 mètres de rayon. Citons deux types de machines résolvant ce double problème, la locomotive Raichaért et la locomotive Fairlie.
La première de ces machines, que représente la figure 26, est à huit roues couplées deux à deux, et divisées en deux groupes de quatre roues for-
mant chacun un chariot spécial. Chaque chaiîol est libre de tourner autour d'une cheville ouvrière qui peut tourner elie-mème dans une crapuudine fixée au bâti. On comprend dès lors que les deux systèmes d'essieux restant parallèles, dans les parties droites de la voie, peuvent se disposer à angle convenable dans les parties courbes et éviter ainsi les frottements considérables des roues motrices sur les rails que subiraient les locomotives ordinaires non articulées. La diflieul té était de commu-
niquer le mouvement à ces deux paires d'essieux indépendantes, par le jeu des pislons des cylindi'cs. M. Rarchaërt y est parvenu en faisant actionner par ces pistons, non pas les essieux eui-mémes mus directement, mais un arbre intermédiaire placé entre les deux chariots. Cet arbre, qui tourne dans des coussinets fixes, est muni d'un coude mettant en mouvement une double bielle actionnant un essieu de chacun des deux cliariots. Le coussinet ^"is lequel tourne le '■oudc de l'arbre en ques-