‹ Les chemins de fer (volume 2)Chapitre 54 sur 87 · GINQUIËMB PARTIE. -^ LA LOCOMOTIVE · texte numérisé non relu

GINQUIËMB PARTIE. -^ LA LOCOMOTIVE

cite, par exemple, les chemins de fer belges, chex lesquels la dépense est descendue de 19 kilogrammes à 8, pendant la période 1839-i855.

Mais le combustible n'est pas tout : il y a rhuile, la graisse, l'eau, les frais d'entretien, et des machines et des tenders; il y a le personnel affecté à ces divers services. Tout cela entre dans ce qu'on peut appeler les frais de traction. En veut-on avoir une idée un peu exacte, qu'on Use le petit tableau suivant, qui représente la dépense moyenne de traction par kilomètre parcouru sur les chemins de fer français :

Combustible des machines, .

manutention comprise. ... fr. 8^ou 35,55

Huile, graisse, suif, chiffons, i q>

eau, éclairage 05 5,55 j Jg'S

Traitement des mécaniciens \ St^

et chauffeurs, y compris les ) S m

primes 15 16,67 1 u £

Frais généraux 03 3,33 i 2.:|

Entretien et réparations des

machines et tenders 15 16,67

id. des Yoitures et wagons. 20 22|22

Total fr, 90

Quatre-vingt-dix centimes, voilà ce que coûte en moyenne le parcours d'un train sur une longueur d'un kilomètre ; fr. 55 est le prix de la traction proprement dite, c'est-à-dire d'une locomotive,pour le même trajet d'un kilomètre. Ce chiffre moyen de fr. 90 centimes se rapporte à l'ensemble des réseaux français ; il représente des écarts qui varient entre fr. 66 (locomotive Crampton) et

1 fr. 19 (locomotive Engerth). Il s'applique d'ailleurs aussi bien à la consommation en marche qu'aux stationnements et à l'allumage des ma chines. Mais il ne faut pas oublier qu'il ne s'agit là que d'une moyenne, et qu'un élément important intervient pour en modifier le total. Le public qui paye ses places ou le transport de ses marchandises d'après le nombre des kilomètres par courus, ignore le plus souvent cet élément de variation du prix de revient des transports en chemin. Nous voulons parler des différences de profil des sections d'une même ligne, des paliers pentes et rampes. Prenons pour en donner une idée, un exemple qui sera saisissant. En 1868, l'ensemble des lignes du Sud-Autrichiens-Lombards, donnait pour le prix moyen de parcours kilométrique fr. -876, comprenant pour la traction proprement dite fr. 514, c'est-à-dire deux chiffres un peu moins élevés que ceux du réseau français qu'on vient de lire. Mais si l'on considère les mêmes frais sur la section du Sœmmering, qui, nous l'avons vu, est une section à fortes rampes, on trouve 1 fr. 386 et 1 fr. 031 pour la dépense kilométrique totale ou pour la traction seule. En citant ces chiffres, M. Jacqmin, à qui nous les empruntons, ajoute :

« Pour la traction proprement dite, la dépense varie du simple au double, et comme la charge remorquée n'est pas la moitié de ce qu'elle est sur des

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