‹ Les chemins de fer (volume 3)Chapitre 26 sur 99 · DEUXIÈME PARTIE. — LA LOCOMOTIVE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. — LA LOCOMOTIVE

Concevez un disque métallique circulaire, solidement fixé à un arbre cylindrique — c'est ici Tessieu moteur — mais fixé de telle sorte, que son centre ne coïncide point avec Taxe de rotation. Imaginez maintenant ce disque entouré d'un collier également circulaire, mais mobile autour de lui et muni d'une barre rigide. Vous aurez ainsi ce qu'on nomme un excentrique, son collier et sa bielle.

L'essieu moteur vient-il à prendre un mouvement de rotation, l'excentrique tournera avec lui ; mais, en raison de l'inégale largeur qui provient de sa position et de sa forme, il écartera et rapprochera progressivement le collier de l'axe de l'essieu. De là résulte un mouvement de va-et-vient de la barre d'excentrique, puis de la bielle articulée à la tige du tiroir, et enfin de cette tige ellemême.

S'il ne s'agissait jamais que de marcher en avant, un seul excentrique suftlrait à produire indéfiniment ce mouvement d'une façon continue, tant da moins que la vapeur affluerait dans la boîte du tiroir. Mais 3 est souvent utile de rebrousser chemin et de substituer à la marche en avant la marche en arrière : c'est ce que le mécanisme d'un excentrique ne saurait produire seul. Nous aurons bientôt l'occasion de jeter un coup d'œfl sur la disposition extérieure de notre locomotive. Je profitei*ai de la circonstance pour essayer de vous faire comprendre comment a été résolu ce problème du changement de marcîhe, au moyen d'un mécanisme particulier, celui de la coulisse. Achevons maintenant l'examen intérieur de notre machine. Faisons pour cela uae nouvelle coupe en travers; mais cette fois suivant Taxe même de la <^iemiQée, c'està-dire dans la boîte à fumée (fig, 74). Examinons la figure qui en résiilte.Qu'y voyons-nous ?

D'abord sur la plaque tubulaire d'avant de la chaudière, les orifices des tubes, par où les gaz de la combustion s'é-

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LtS CtlËJlINS DE FER.

cliappcnt de la (cheminée, puis au-dessous les deux cylindres, munis laléralemenl de Inurs tiroirs. Les deux tuyaux d'écliappemeiil viennent se réunir en un seul, à la base de la cheminée; mais comme une telle disposition produit

fumée; cbemlnée

un étranglement nuisible au tirage, la base de la cheminée a été éiraséc dans le but de prévenir cet effet.

Puisque je viens de prononcer le mot de tirage, c'est i" occasion de païUr de celle imporlontc fonction, qui donne à la combustion l'énergie, la vivacité nèiyjssaires. C'est à la fois par l'insuffisance du lirage ot par la faiblesse de la surface de chauffe, que péchaient les premières ma-

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