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particuliers, et Ion modifie, pour chacun deux, cette manière d'agir : mais voilà le principe, l'esprit de la méthode : c'est tout ce que j'avais en vue.
Les géomètres ne se contentent pas de déterminer ainsi les cotes des points isolés du terrain :ils tracent sur leurs
l'HESIlÈllE PiBTIE.— U VOIE. M
plans une série de lignes qui ont reçu le nom de courba lie niveau, et qui permettent de juger avec une grande facilité, et au premier coup d'œil, des diverses sinuosités du sol.
Une image va vous faire saisir à la fois, et le sens de ces lignes, et tes procédés que les géomètres emploient pour les tracer sur leurs plans. Voyez-vous {fig. 9) ce paysage A demi submergé ?
Il offre deux surfaces bien distinctes, celle des eaux, plane et horizoulale, celle du sol, découpée, ondulée en sens divers. Une ligne les sépare bien nettement, suivant loutesles sinuositésdu sol : c'estlebordmémedu rivage, la ligne d'affleurement des eaux. Pour tous les points de i«tte ligne, même niveau —le niveau de la mer, si la mer est la nappeliquide qui tes baigne. Telle est notre première courbe. Au lieu de la mer, imaginez un lac, les eaux d'une inondation, la courbe de niveau sera cotée 10, 15, etc.. suivant la cote d'un quelconque de ses points.
Puisque nous sommes en veine de supposition, imaginez que l'inondation monte : notre courbe se resserre et
monte d'autant. Arrêlons-la à 10 mètre-s au-dessus de la première : voici une seconde courbe de niveau. Que les flots montent encore, et toujours ; à chaque ascension de 10 mètres, c'est une nouvelle courbe, et nous trouvons à la fin cet assemblage, assez bizarre au premier aspect, mais dont la signîlication est en réalité fort simple '.
Fig. 10. — Courbes de
IjC niveau d'eau, peu à peu montant avec l'ingénieur qui le porte, voilà notre inondation à nous. L'cpî) rasant la surface de l'eau contenue dans les fioles du niveau, va marquer au loin sur le sol ces lignes, si précieuses pour l'intelligence de son relief.
J'aurais voulu vous expliquer encore comment on opère pour obtenir la détermination géométrique de ces courbes... Mais en voilà bien long déjà sur un sujet qui n'est pas particulier au tiacè des chemins de fer et qu'on trouvera développé dans les ouvrages spéciaux de géodésie ou de topographie.
Voyons dune quel profit l'ingénieur va pouvoir tirer de
' Que reprêEenie, en effet, une courbe de niveau? la série continue des iwinls qui sont tous placés à la mètnc hauteur lerilcale. Deux courbes, si éluignées soient-elles, qui ont la même cote, fioul situées i un mâme niveau : leurs situations respectives indiquent seulement à quel massif elles appartiennent chacune.
son plan topographique, pour la fixation définitive du tracé. Voici d'ailleurs ce plan, où se trouvent indiqués à la fois rivières, monticules et collines, docliers, maisons, arbres même. Ces lignes sinueuses qui le parcourent en tous sens, numérotées 5, 10, 15, etc., sont les courbes de niveau et leurs cotes; les hachures qui les relient marquent avec elles le relief du sot, et le sens des ondulations variées du terrain :
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