‹ Les chemins de fer (volume 3)Chapitre 50 sur 99 · VOITURES ET WAGONS · texte numérisé non relu

VOITURES ET WAGONS

Solidarité de l'essieu et des roues jumelles ; nécessité de cette disposition. — Description d'un train de voiture : châssis, ressorts de suspension et ressorts de choc, tampons, plaques de garde. — Les roues et les essieux ; forme de bandages; importance de la fabrication des essieux. — Description d'une boîte à graisse et à huile, nouveau modèle. — Wagons, fourgons, trucs, etc. — Intérieur d'un wagon-poste. — Wagons à bestiaux; vue intérieure d'un wagonécurie. — Les wagons à bagages. — Voitures de voyageurs; améliorations réalisées; améliorations proposées. — Trains de luxe. — Poids et prix de revient des voitures. — Ce qu'on entend par poids unique et par poids mort. — Rapport de ces deux nombres; intérêt qu'il présente.

Rien ne caractérise mieux les chemins de fer, nous l'avons déjà dit, que la locomotive : c'est ce qui justifiera les développements dans lesquels nous sommes entrés à son égard. D'ailleurs, de toutes les parties du matériel roulant, c'est la locomotive qui est la moins accessible au public : telle sera aussi la raison qui rendra plus brève

notre description des wagons et des voitures. S'agit-il, eu effet, des voitures de voyageurs, le moindre voyage en chemin de fer en apprendra plus que tous les récits du monde. \il si Ton veut parler seulement des wagons de marchandises, des fourgons à bagages, etc , ce sont choses qui offrent un grand intérêt sans doute, aux yeux de l'exploitation, mais qui ne peuvent éveiller bien sensiblement la curiosité du lecteur. Toutefois j'espère que nous trouverons encore dans Timmense matériel de quoi glaner pour noire instruction , à nous autres profanes. Voyons un peu.

Il y a d'abord un point par lequel tous les véhicules, qui se meuvent sur les rails de nos grandes lignes J^e distinguent des voitures roulant sur les routes ordinaires ; ce point est celui-ci :

Tandis que, dans les voitures ordinaires, les roues jumelles, c'est-à-dire appartenant à un môme essieu, sont mobiles autour de cet essieu, et indépendantes, dans le matériel roulant des chemins de fer au contraire, les roues jumelles font cor^s avec l'essieu lui-même, qui tourne dans des boites fixées au bâti de la voiture ou au ressort ; ces roues sont donc solidaires. De plus, les essieux d'un même véhicule sont invariablement parallèles, pendant que ceux des voitures de nos routes de terre peuvent prendre diverses positions relatives.

Vous allez comprendre en peu de mots la raison de celte dilTérence essentielle. Qu'une pierre, un morceau de bois, un obstacle quelconque, venant à se présenter devant l'une des deux roues d'un même essieu, en arrête parliellernent la marche ; l'autre roue, mobile sur Tessieu et indépendante, continuerait à tourner. De là une déviation forcée, puis un déraillement. Même effet produit pour deux essieux dont les directions ne seraient point constamment et nécessairement parallèles : en se mouvant dans une coui be, il y aurait changement de di-

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