TROISIÈME PARTIE. — LES GARES
Pour moi, qui me suis imposé la mission de vous faire connaître le chemin de fer sous toutes ses faces, ce n'est pas au point de vue du pittoresque que je vous proposerais une visite dans les ateliers. Votre curiosité seule, j'en suis sûr, y trouverait une ample moisson. Malheureusement le temps nous manque, et je ne puis vous en tracer une légère esquisse.
Les ateliers d'un chemin de fer se subdivisent en deux groupes : les ateliers de petile réparation ou dépôts, et les ateliers de grande réparation. Les dépôts sont assez nombreux sur une ligne importante, mais il est rare qu'il y ait plus d'un atelier de grande réparation. Cela se conçoit : tandis que, dans les premiers, on ne s'occupe guère que des réparations courantes, quotidiennes, exigeant seulement la substitution de pièces de détail aux pièces usées ou détériorées, les grands ateliers au contraire sont autant de fabriques complètes des machines, des voitures, de tout le matériel enfin : forges, montage, ajustage, chaudronnerie, menuiserie, peinture, etc., tous les détails, comme l'ensemble d'une complète fabrication, s'y trouvent rassemblés.
Jetez un coup d'œil sur ce plan (fig. 102) :
11 vous donnera, j'espère, une idée suffisamment exacte de l'ensemble et des détails des bâtiments qui composent les ateliers d'une grande ligne : toutes les voies de service, plaques tournantes, chariots nécessaires aux manœuvres, sont assez faciles à reconnaître, pour que je me dispense de les indiquer dans la légende suivante :
arts ont permis de juger le mérite. Décidément, nous ne sommes plus à l'époque où l'industrie était proscrite, au nom de l'art, par de ridicules préjugés.