TROISIÈME PARTIE. — LES GAHES. !ffi
Je ne sais si le lecteur trouvera ma critique trop sévère,
mais il me semble que l'ensemble, dans la première et la
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dernière de ces halles, pèche par défaut d'harmonie. La lourdeur un peu ambitieuse des parties massives de la maçonnerie contraste avec l'élègante et légère simplicité des charpentes métalliques.
Je me rappelle certaines gares de province, en général moins importantes que celles qu'on vient de voir, mais elles ne paraissent pas mériter un tel reproche; je citerai les halles de Dijon, de Mâcon et de Pcrrache.
N'aurais-je pas dû, pour suivre un ordre plus naturel, vous faire pénétrer d'abord dans les vestibules où se fait la distribution des billets et de là visiter avec vous les salles d'aliente? Mais qui ne connaît, pour les avoir arpentés en tous sens, ces longs couloirs décorés de cadrans
SOO LES CllElTI^S DE FER.
tndiquaiil l'heure, le quantièmiî du mois, et tapissés de cai'tes géographiques rayées de rubans noirs ou rouges, longues Iraiuées de fer, de fumée, de feu, qui sillonnent aujourd'hui l'Europe en tous sens? Qui ne connaît égale-
ment les salles d'attente, où les voyageurs fatigués viennent prendre quelques minutes de repos avant le départ? Le plus souvent vastes, commodes, ornées avec un luxe qui va croissant suivant les classes, elles offrent, au point de vue de l'art, un assez médiocre intérêt.
Peul-t^lre un jour les compagnies, animées d'un beau zèle pour l'éducation esthétique de leurs clients, réaliseront-elles les espérances, à plusieurs reprises éloquemini-nt exprimées, de la antique artistique contemporaine.