‹ Les chemins de fer (volume 4)Chapitre 120 sur 136 · QUATRIÈME PARTIE. - L'tXI'LOlTATIOÎS · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE. - L'tXI'LOlTATIOÎS

des signaux fixes, mais qui mérite d'en cire distingue par son originalité et son importance.

Nous plaçons-nous maintenant au point de vue de la nature des avertissements à transmettre, nous verrons que tout se réduit à indiquer, en temps opportun et à distance suffisante :

Que la voie est libre;

Que le train averti doit ralentir ou arrêter complètement sa marche ;

Qu'un train demande du secours, une locomotive de relais ou de renfort ;

Enfin — et c'est surtout le cas du télégraphe électrique — qu'il y a lieu d'exécuter certames prescriptions spéciales imprévues, ou impossibles à traduire dans le langage simple des autres signaux.

Faisons maintenant ensemble une tournée dans les stations et sur la voie, et donnons quelques explications nécessaires à rintelligence de l'important service des signaux.

Avant de vous montrer les appareils fixes établis dans toutes les stations , en nombre qui varie avec l'importance des gares, il est bon, peut-être, de vous faire remarquer que les signaux sont presque tous adressés aux mécaniciens. En lisant le règlement particulier qui les concerne, eux et leurs chauffeurs, règlement arrêté d'un comnmn accord entre toutes les compagnies qui forment le syndicat du chemin de fer de ceinture, vous vous rendriez parfaitement compte de ce (|ue vous désirez connaître. Ilestvraiquecela ne vous initierait point au mécanisme des appareils. Il va de soi, en premier lieu, que rabscncc de tout

ôB2 LES CHEMINS DE FER.

signal indique une voie libre. Dans ce cas, un [rain n'a donc qu'à continuer sa marche normale, à moins d'un obstacle subit qui n'a pu, dès lors, être signalé par les garde-voies. De même, en thèse générale, sur tous les points de la ligne, à toute heure de jour et de nuit, les employés doivent prendre les dispositions réglementaires, comme si un train était attendu, et cela en prévision des trains extraordinaires non annoncés.

Vous savez déjà que les signaux se distinguent en signaux fixes et signaux à la main. Un mot d'abord de ceux-ci. Ui*. petit drapeau vert ou rouge, tantôt rouli, tantôt déployé, telle e:-t la baguette magique confiée aux garde-voies, cantonniers, aiguilleurs, aux gardiens des passages à niveau, et à laquelle obéit le mécanicien.

Roulé, le drapeau, quelle qu'e^. soit la couleur, indique la voie libre;

Déployé* le drapeau vert marque ralentissement;

Le drapeau rouge déployé^ arrêt' immédiat^ ou du moins, aussi prompt que les moyens le permettent.

Comme pendant la nuit , un drapeau n'est pas toujours visible, ni sa couleur aisée à distinguer, les signaux de nuit à la main consistent en une lanterne, que le garde présente au. train en marche, et dont le feu est tantôt blanc, tantôt vert ou rouge, selon la couleur du verre interposé. Feu blanc immobile, voie libre; vert^ ralentissement; rouge, arrêt immédiat. Il est des circonstances, et ce sont précisément les plus impérieuses, où un drapeau rouge, une lanterne à verres de couleur font défaut. Comment faire, dans

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