‹ Les chemins de fer (volume 4)Chapitre 121 sur 136 · QUATRIÈME PARTIE, — Î.'I.XPLOITATION. 58o · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE, — Î.'I.XPLOITATION. 58o

ces cas d'urgence? On est convenu que l'arrêt serait commandé, de jour, en remuant rapidement un objet quelconque, ou encore en élevant les bras de toute leur liauteur ; de nuit, \ydi une lumière vivement agitée.

ce

Fi-. 111.

- Signaux à la main; voie libre.

Tenez , voyez garde-voie.

Avec son drapeau roulé et au port d'armes, il fait signe au train qui s'avance, de •poursuivre sa marche sur la voie qu'il parcourt. Dans ce cas, on recommande de présenter de préférence le drapeau vert. C'est sur Faccotement du chemin, et à droite du train, .;ue Î3 "arde doit se

poster; n moins qu'il ne s'aperçoive trop tard de l'arrivée.

Voyez cet autre qui tient déployé son drapeau. •

Il prévient îa locomotive, que vous venez devoir sortir de la remise^ qu'un truck

Fi^. 112. — SigiiaUiv à la main ; ralenlisscnicnl ou arnH inr.nûcliat.

manœuvré par des

hommes de service empêche actuellement le passage.

La distance est suffisante pour n'exiger que le raleii-

S8i LES CHEMINS DE FER.

tissemeiit. Aussi vous pouvez observer qu^il a fait usage du drapeau vert.

Mais nous voici eu présence d'un disque. Vous vovez en quoi consiste ce signal, placé à 800 mètres au moins, en avant de toutes les stations. Une colonne, en ijois eu en foute, portant à son sommet un disque circulaire, rouge sur l'une de ses faces, et percé d'une ouverture à l'un de ses côtés.

La face rouge se présente-t-elle en avant d'un train,

' c'est-à-dire perpendiculairement à la voie"^ c'est signal

d'arrêt. Au contraire, le disque offre-t-il son champ,

auquel cas il est effacé et parallèle à la voie , c'est

signe que la voie est libre. Voilà pour le jour.

Il n'y a donc que deux mouvements à imprimer au mécanisme. Le premier donne au disque la position qui correspond à la voie libre, et le second, en imprimant un mouvement de rotation au disque, fait apparaître sa face rouge eu face du train arrivant, et commande ainsi l'arrêt.

Mais, de plus, vous voyez celte lanterne à verres blancs, installée à la hauteur du disque, et d'ailleurs indépendante. (Juand le disque est effacé, le feu blanc de la lanterne est visible pour le convoi ; la voie est libre. Le disque est-il au contraire à l'arrêt, l'ouverture circulaire du disque munie d'un verre rouge, venant se poster devant la lanterne, transformic son feu blanc en feu rouge : c'est, en effet, pour la nuit, le signal d'arrêt. Voici comment se fait la manœuvre :

Le mouvement de rotation est transmis à l'arbre du disque, par l'intermédiaire d'un fil de fer qui court le long de la voie, supporté par de petits poteaux de

Fig. 113. — Disque signa' ; vue d'anioic. Fig. Mi. — Vuo do cliunip.

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2 OU 0 décimètres cV élévation. Vous en voyez ici le commencement. Arrivé au levier de manœuvre, le fil de fer est remplacé par une chaîne qui s'enroule sur la gorge d'une poulie, et soutient un contrepoids, descendant verticalement dans un puits percé au pieil du levier. La figure 115 fera clairement comprendre le mécanisme en question :

Vi-s. 1)5. — Manoeuvre du disque signal.

Les traits pleins du levier correspondent à la position du disque parallèle à la voie; les traits ponctués indiquent, au contraire, la position du levier pour l'arrêt. Une pièce particulière, encastrée dans un appendice du levier, et dont on voit ici la forme, laisse la chaîne se mouvoir librement dans le sens horizontal, quand le levier occupe la première position. Mois si

le garde préposé au disque imprime au bras le mouvement de rotation dont il vient d'être parlé, l'un des anneaux de la chaîne est embrayé dans la partie inférieure, j)lus étroite, de la rainure : ce qui détermine la traction du fil dans le sens voulu, et par suite la rotation de l'arbre et du disque lui-même. D'ailleurs le contre-poids qui descend dans la fosse maintient le fil toujours tendu.

Vous avez pu voir, au pied du disque, un contrepoids à équerre, dont l'action sert à ramener le fil dans sa première position, pour effacer le disque et faire cesser l'arrêt.

Autrefois la lanterne était fixée au disque et se mouvait avec lui ; mais la rapidité du mouvement de rotation, en faisant monter l'huile avec force, éteignait le feu. Il y a toutefois encore à craindre les variations dans la longueur du fil, causées par la température. Avec un fil allongé, que le mouvement du levier ne suffirait pas à tendre, il se pourrait que la révolution du disque ne se fît qu'imparfaitement. Comment s'en assurer? Le jour, le disque est en vue, rien n'est plus facile. La nuit, quand la voie est libre, la lanterne est cachée, du côté de la gare, par un appendice de verre bleu fixé perpendiculairement au disque, et la couleur du feu indique alors la vraie position de l'appareil. Le disque se place-t-il à l'arrêt, l'appendice est emporté avec lui, et le feu paraît blanc aux employés de la station*. Sur la ligne de Lyon, vous avez dû en-

* Les disques signaux sont ordinairement au nombre de deux dans les stations les moins importantes; mais leur nombre croît avec l'importance des irares, en raison de la multiplication des voie? de service,.

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