QUATRIÈME PARTIE. - L'EXPLOITATION
Qiinnd, par un temps clair, un train rencontre des pétards, le mécanicien doit serrer les freins, fermer le régulateur, et, m.aître de sa marche, ne s'avancer qu'avec une grande précaution. Mais, s'il ne voit aucun obstacle, il se remet en route, en reprenant peu à peu sa vitesse normale.
Les pétards peuvent être rangés dans h caté^^orie des signaux à la main. 11 eti est dem.ême des sons de trompe. C'est à l'approche des trains ou des machines^ et pour les annoncer, qu'on emploie ces (krniers signaux: Plusieurs sons de trom.pe répétés demandent du secours. N'oublié-je rien? Yous ai-je dit que les tunnels, les tranchées dans les courbes, sont munis de signaux de nuit ; que, pendant la nuit, tout train ou machine porte à l'avant, au-de-'^^-^^^^ de la cheminée, un feu blanc, un fou rouge à rarnere' ; que, dans le cas où un train est obligé de se dédoubler, de manière à laisser à l'arrière un train à dix minutes d'intervalloj un drapeau vert pendant le jour, un feu vert pendant la nuit, indiquent le ralentissement; enfin, que les trains extraordinaires sont annoncés par le train qui précède, le jour par un drapeau verl arboré à la droite du train, dans le sens de la marche ; la nuit, par une lanterne à feu vert, placée de la môme façon?
Il ne me reste donc plus qu'à vous dire un mot des signaux propres au train lui-même, ou, pour mieux dire, à la locomotive, et dont le mécanicien a la manœuvre. Je veux parler dos coups de sifflet.
' Sur certaines li<ines, il y a jus(|u'à trois lanternes rouges à rarrièro.
592 LES CHE)Il^S DE FER.
Qui de vous n'a eu les oreilles plus ou moins agacées par ces perpétuels sifflements dont retentissent les gares ou les trains en marche, sifflements aigus, brefs, prolongés, saccadés?... Eh bien, chacune de ces notes stridentes a un sens précis, un langage qui réclame de ceux à qui il s'adresse l'attention la plus suivie, l'obéissance la phis impérieuse. Deux mots vous en apprendront bien vite le secret.
Un coup de sifflet prolongé indique l'attention ;
Deux coups saccadés commandent aux vigies et au chauffeur de serrer les freins :
Un coup bref, de les desserrer.
C'est à l'approche des stations, des tranchées courbes, des passages à niveau, à Pentrée et rà la sortie des tunnels, avant de mettre la machine en route, ou enfin quand la voie ne lui paraît pas complètement libre, que le mécanicien use de ce genre de signal. A-t-il hesoin d'une locomotive de relais ou de renfort, et se trouve-t-il dans le voisinage des dépôts? c'est par des coups de sifflet longs et prolongés qu'il avertit de cotte demande. S il se dirige vers une bifurcation, c'est par un coup de sifflet d'attention qu'il indique à l'aiguilleur qu'il va prendre la voie de gauche; par trois coups semblables, c'est-à-dire allongés, s'il veut aller à droite. Enfin, les règlements recommandent aux mécaniciens de faire un fréquent usage du sifflet à vapeur, dans les temps de brouillards, pendant toute la durée du parcours sur la ligne.
Toutes les fois que la distance à laquelle on doit transmettre un signal, ne dépasse pas une faible longueur — quelques centaines de mètres, un kilomètre