‹ Les chemins de fer (volume 4)Chapitre 34 sur 136 · PREMIÈRE PARTIE. — LA VOIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. — LA VOIE

nécessité d'interrompre les voies aux points de traversée ou de croisement. Mais comme alors, la secousse ainsi évitée, le déraillement resterait encore h craindre, on prévient ce danger en plaçant vis-à-vis les points d'interruption des portions de rails dont la

Fig. 60. — Changement, croisement et traversée dévoie.

lonç^ueur varie suivant les cas : ce sont les contrerails. Voici deux figures qui montrent comment on dispose ces contre-rails, soit dans le cas d'un croisement, soit dans celui d'une traversée de voie :

Fig. 61. — Appareil de croisement de voie.

Les traverses, qui portent les diverses portions de rails dont se compose le croisement ou la traversée

de voie, sont toujours reliées ensemble par des pièces de bois longitudinales ; l'ensemble forme une sorte de châssis. Inutile de dire que le but de cette disposition est de maintenir l'invariabilité du système.

Fig. 62. — Traversée de voie.

Un mot maintenant des changements de voie, qui exigent des appareils plus complexes. Le problème à résoudre était celui-ci : Comment un convoi, marchant sur la voie principale, peut-il à volonté s'engager sur Tune ou sur l'autre des deux ou trois voies de bifurcation? On s'est servi, pour la solution de ce problème, d'un grand nombre d'appareils divers. Je vais me borner à vous faire connaître l'un des plus généralement adoptés : quand vous en aurez bien compris la manœuvre, il vous sera aisé de saisir le mécanisme de tous les autres.

Au point de bifurcation des deux voies, deux portions de rails, fixées à une même traverse par une de leurs extrémités, et pouvant tourner librement dans le plan horizontal, sont taillées en biseau, de manière à avoir la forme d'aiguilles effdées par leur autre extrémité. Ces bouts de rails, qu'on nomme des aign'il-

Fig. 65. — Aiguilles pour un changement de voie simple.

Page 1