‹ Les chemins de fer (volume 4)Chapitre 39 sur 136 · REMIERE PARTIE. — LA VOIE · texte numérisé non relu

REMIERE PARTIE. — LA VOIE

de la figure 68, également adoptée pour un plus grand nombre de voies (fig. 09) :

A l'origine, le diamètre des plaques tournantes variait entre o'",40 et 4'", 80. Aujourd'hui le minimum de cette dimension est 4'", 80, et l'on en fait un grand nombre, alors destinées au mouvement des locomotives et de leurs tenders, dont le diamètre mesure plus de 12 mètres. Cette augmentation est corrélative d'un accroissement dans les dimensions des véhicules, et permet de pourvoir largement à toutes les modifications futures.

Un mot maintenant sur le prix de revient des plaques tournantes.

Une plaque de o",40 de diamètre coûte — nous prenons le chiffre dans des documents officiels — 2521 fr. S5cent., sans la pose, qu'on évalue 55 francs. Le prix d'une plaque de 4°", 20 est de 5535 fr. 58 cent, et, avec la pose, de 5605 fr. 58 cent. Mais si, des plaques pour vs'agons et voitures, on passe à celles de 10 à 12 mètres, pour locomotives avec leurs tenders, le prix de revient augmente au moins à proportion de la surface. Ainsi le prix d'une plaque de 12 mètres, du chemin du Nord, monte à 29,475 fr. 77 cent, sans compter la pose et le montage.

Sur ce chapitre, du reste, comme sur bien d'autres, on en est toujours aux expérimentations. Les plaques anciennes en fonte sont remplacées par des plaques en fonte et en tôle ; les détails en sont modifiés de manière à obtenir un fonctionnement meilleur. Mais aussi, il est à noter que de telles modifications se traduisent invariablement par des appareils plus coûtenx, au

moins quant à la dépense de premier établissement.

Ceci nous amène à dire un mot des chariots de service.

Le prix considérable des plaques tournantes a décidé la plupart des compagnies de chemins de fer à employer, pour le service des gares, des appareils d'une autre nature. Ce sont des chariots circulant sur des voies transversales, établies en contre-bas des voies parallèles, qu'elles doivent desservir. Ces chariots portent, sur leur plancher supérieur, une voie dont le niveau est le même que celui des rails de ces voies. Un véhicule placé sur le chariot peut donc passer sur Tune quelconque d'entre elles : il suffit pour cela de le faire mouvoir jusqu'à ce que ses rails se trouvent sur le prolongement exact des rails de la voie dont il s'agit.

L'inconvénient de ces engins est d'interrompre les voies qu'ils ont pour objet de desservir. Aussi est-on parvenu à leur substituer des chariots, qui circulent sur des rails de même niveau. Des pompes, faisant partie d'une sorte de machine hydrauhque, permettent de hisser les voitures sur le chariot, qui se trouve alors placé à Tintersection de la voie transversale et de la voie sur laquelle repose la voiture. Roulant alors le chariot jusqu'à la ligne qu'on veut faire prendre au véhicule, on supprime le jeu de l'appareil hydraulique, et la voiture est déposée sur les rails de la nouvelle voie.

D'autres systèmes de chariots, dont la description m'entraînerait trop loin, fonctionnent aussi sur plusieurs lignes françaises et étrangères. J'ajouterai seu-

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