‹ Les chemins de fer (volume 4)Chapitre 40 sur 136 · PREMIERE PARTIE. — LA VOIE · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE. — LA VOIE

lement, que j'ai vu manœuvrer dans les ateliers de la Chapelle, sur la ligne du Nord, un chariot mù par une petite locomotive que surveillait et manœuvrait un ancien ouvrier du chemin. C'était merveille de voir avec quelle précision, ce moteur en miniature conduisait le chariot en face des voies parallèles : la consommation de la petite machine est d'ailleurs si faible, qu'il y a une réelle économie à employer un système aussi commode.

Il me reste encore, pour terminer ce qui concerne le matériel fixe de la voie, à dire un mot des passages à niveau, c'est-à-dire des points de la ligne de fer que traversent des routes ordinaires, au niveau même de la voie. Pour empêcher que la saillie des rails ne soit un obstacle au passage des voitures, la voie est pavée dans toute la largeur de la route, au niveau même des rails. Seulement, comme il faut donner passage au bourrelet des roues, on établit des rainures le long du rail à l'intérieur de chaque voie ; puis on borde d'un contre-rail l'autre côté de ces rainures. Ce n'est pas tout. Comme il serait dangeureux au passage des trains, aussi bien pendant le jour que pendant la nuit, de laisser la route libre aux piétons et aux voitures, il y a toujours, aux deux côtés de la voie, deux barrières qui peuvent fermer au besoin le passage à niveau. Un gardien est chargé de ce service.

Qui ne sait, enfin, que la voie de fer est protégée dans toute sa longueur par une clôture, le plus souvent formée d'un treillage en bois, quelquefois en fil de fer? Sans cette précaution, la ligne resterait libre-

ment ouverte, en une foule de points non surveillés, au passage des piétons, et, qui pis est, des bestiaux. Il est avantageux de garnir extérieurement ces clôtures de haies vives, qu'il suffit d'entretenir une fois poussées.

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