‹ Les chemins de fer (volume 4)Chapitre 41 sur 136 · SURVEILLANCE, ENTRETIEN ET RÉPARATION DE LA VOIE · texte numérisé non relu

SURVEILLANCE, ENTRETIEN ET RÉPARATION DE LA VOIE

Réception delà voie par l'ingénieur; inauguration. — Dépenses annuelles (le surveillance et d'entretien. — Gardes-voie et cantonniers; conducteurs.— Brigades de cantonniers poseurs; réparations courantes; remplacement des rails brisés ou défectueux et des traverses. — Renouvellement de la voie ; durée moyenne dans certaines circonstances, — Visite aux ateliers de substitution-

La voie entièrement terminée, il reste une formalité à remplir ; que dis-je? une formalité ! une réelle et minutieuse yérification faite par l'ingénieur, qui procède alors à la réception de la voie. En transcrivant ici simplement les conditions de cette opération importante, dans les termes mêmes où nous les lisons dans un recueil spécial^, ce sera une bonne occasion (le récapituler ce que nous venons de voir en détail.

« L'ingénieur qui reçoit la voie, doit s'assurer que

• PorlefeuiUe de l' ingénie ur des chemins de fer.

les pentes ont été rigoureusement observées et que les courbes ont élé bien tracées ;

(( Que les traverses sont, dans les lignes droites, perpendiculaires, et, dans les coui'bes, normales à l'axe de la voie;

« Qu'elles sont convenablement espacées;

a Que la largeur de la voie est partout la même;

(( Que l'inclinaison des rails est constante ;

« Que l'espace, laissé entre les extrémités de deux rails consécutifs, n'est ni trop grand ni trop petit ;

« Que dans les lignes droites, les surfaces de roulement des rails, des deux côtés de l'axe de la voie, sont bien exactement de même niveau ;

« Que dans les courbes, les rails de la courbe extélieure sont plus élevés de la bauteur qu'exigent le rayon de la courbe et la vitesse des convois;

« Que les coins serrent bien le rail, et ne pénètrent pas trop avant dans le coussinet, en sorte qu'on puisse les enfoncer davantage, lorsqu'ils viendront à se dessécher ;

« Que les clievillettes ne se sont pas détachées lorsqu'on a damé les traverses;

« Que l'ensablement est suffisant. »

Est-ce tout? A peu près ; n'oublions pas, toutefois, que les mêmes minutieuses vérifications ont dû se faire pour chaque ouvrage d'art, qu'il a dû en être aussi de même pour les changements, croisements et traversées de voie, pour les plaques, pour les signaux ; tant il importe que tout soit en ordre dans la grande machine, avant de la livrer au mouvement. Il \ va de la sécurité, de la vie des voyageurs cL des employés;

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