‹ Les chemins de fer (volume 4)Chapitre 6 sur 136 · PULMIKRE PARTIE. — LA VOIE · texte numérisé non relu

PULMIKRE PARTIE. — LA VOIE

il est vrai ilo dire »|uo leur loniiiieiir ne ilépasso j»a^ r) kilomètres '.

Au s(Trtir dÉtampes, et longeant la vallée de l'Hé

Fig. IG, — Rampo d'Élarapes sur l;i ligne <rOrléan>.

nierv, le chemin de ler de Paris à Orléans monte sur

* Les chemins de fer. au point de vue de leur tracé, peuvenl se diviser en :

chemins à pentes faibles,

— à pentes moyennes.

— à fortes pentes,

selon qne l'inclinaison reste, pour les premiers, au-dessous de 8 millimètres; pour les seconds, entre 8 et 10 nnllimètres; pour les autres enliii, au-dessus de 10 millimètres.

(Pevdonncl. Traite des chemin fi de fer.)

40 LES CHEMINS DE FElî.

le ])lateau de la Beauce par une rnmpe de 6500 mètres de longueur, et s'élève de 50 mètres au-dessus du point de départ (fig. 16). C'est, comme 'on voit, 8 millièmes d'inclinaison.

Indépendamment de l'inclinaison, ce tronçon de ligne offre aussi — le dessin qui précède en fait foi — une courbure assez prononcée, sur un des remblais les plus considérables du cliemin d'Orléans. Cette pente pouvait être évitée par les ingénieurs en cboisissant pour le tracé la vallée de la Juine : mais la voie eût alors été construite en remblai sur un sol marécageux et tourbeux. Or on verra plus loin que cette condition est des plus défavorables, au double point de vue de la solidité et du prix de revient.

S'agit-il de traverser de vraies montagnes? Les ingénieurs, enhardis peu à peu par l'expérience, aux prises d'ailleurs avec les difficultés d'un problème, pour ainsi dire insoluble dans les conditions jusqu'alors regardées comme nécessaires à la sécurité, n'ont plus hésité à dépasser les limites adoptées. Et cela dans les proportions les plus larges. Il s'agit bien vraiment de o millièmes ! c'est 10, c'est 20 millièmes ; on arrive même au maximum de 55 millièmes, 55 mètres par kilomètre !

Les Alpes génoises, les chaînes du Jura, le Sommering, le passage du Lucmanier nécessitent des pentes relativement énormes, et qui, nous venons de le dire, varient de 20 à 55 millièmes. De Ponte Becimo à Busalla, sur le chemin de Turin à Gènes, les convois gravissent, par kilomètre, des hauteurs verticales de 55 mètres, à ciel ouvert, et de près de

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