‹ Les chemins de fer (volume 4)Chapitre 69 sur 136 · DEUXIÈME PARTIE. — LA LOCOMOTIVE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. — LA LOCOMOTIVE

chacun matière à série, à classes, ordres, genres, espèces, variétés, comme on voudra. C'est ainsi qu'on range encore les locomotives suivant la disposition des cylindres, ou bien suivant le nombre et la disposition des roues; cela nous fournirait deux classificafions nouvelles qui peuvent avoir leur intérêt. Mais il est vrai d'ajouter que la première, celle fondée sur le service ou la fonction, est, sinon plus naturelle, dn moins plus complète, et par là même caractérise mieux les différents types. On conçoit enfin que rien n'empêcherait de classer les machines suivant la forme ou la disposition de chacune de leurs parties constitutives, en descendant jusqu'aux plus minutieux détails.

Laissons là ces considérations.

Avant de quitter cependant le sujet si intéressant des moteurs de nos voies ferrées, disons un mot de la disposition des cylindres et du nombre des roues.

Les locomotives sont à cylindres intérieurs ou à cylindres extérieurs. Dans le premier cas, ces organes sont compris entre les deux roues d'un même essieu, c'est-à-dire entre les rails. Il faut alors que l'essieu soit deux fois coudé en forme de manivelle, ce qui rend difficile et coûteuse la fabrication de cette pièce. 'Mais, d'autre part, une telle disposition donne plus de stabilité, et un mouvement à la fois plus régulier et plus tranquille. La construction de l'essieu, dans les machines à cylindres extérieurs, est plussimple, puisqu'il n'est pas coudé et que la bielle motrice vient seulement s'attacher au bouton d'une manivelle extérieure. Mais les cylindres surplombent la voie en dehors

(les rails, et la locomotive offre moins de stabilité.

On distingue en ontre les cylindres en horizontaux et inclinés. Nous avons vu des exemples de chacune de ces dispositions ; nous savons aussi que les cylindres inclinés offrent souvent l'inconvénient grave de mouvements de lacet ou de galop.

Nous avons dit plus haut que l'on construit aujourd'hui des machines à trois et à quatre cylindres. Dans les premières, les trois cylindres sont horizontaux ; deux sont extérieurs, et le troisième, intérieur, est disposé dans l'axe même de la machine. La locomotive à marchandises du Nord (fig. 86), a six paires

Fig. 86. — Nouvelle machine à niarchaudises du ^"orll, à do ize roues et à quatre cylindres.

de roues: les trois premières paires sont commandées par les deux cylindres d'avant, les trois autres par les cylindres d'arrière, de sorte que la charge, répartie sur douze points d'appui, est utilisée pour l'adhérence. Sur la même ligue, on a fait l'essai de machines à grande vitesse, à quatre cvlindres, ayant deux paires de roues motrices de grand diamètre, l'une à l'avant,

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