‹ Les chemins de fer (volume 4)Chapitre 71 sur 136 · DEUXIÈME PARTIE. — LA LOCOMOTIVE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. — LA LOCOMOTIVE

morqiior les trains, au passage du Sœmmering, sur une suite de fortes rampes, reliées par des courbes do petit rayon. Il fallait, pour résoudre le problème, obtenir une très-grande puissance de traction sous des dimensions ordinaires, et sans cbarger les rails outre mesure. On l'a vu : c'est par la solidarité établie entre le tender et la macbine, c'est par l'accouplement des roues que cette puissance a été obtenue, le foyer ayant pu d'ailleurs atteindre ainsi de grandes dimensions, et la longueur et le nombre des tubes recevoir un accroissement proportionnel. Mais il faut ajouter, pour faire comprendre entièrement l'originalité de la locomotive de montagne, telle qu'elle était construite à l'origine, que les roues du tender et celles de la macbine étaient reliées par un engrenage, disposition qui a été supprimée d'abord dans les Engertb françaises, destinées à desservir des rampes beaucoup moins prononcées que celles de Sœmmering, et qui est maintenant d'ailleurs tout à fait abandonnée.

Quant à la macbine-tender, ou locomotive de gare et de banlieue, l'emploi en est devenu général sur la plupart de nos lignes. Et cela se conçoit. Ses dimensions sont assez restreintes pour lui permettre de pénétrer dans toutes les parties des gares de marcbandises, à l'aide des plaques tournantes — on a vu combien les grandes plaques sont coûteuses — de plus, elle offre une grande puissance de traction etde démarrage, ce qui la rend éminement propre aux manœuvres multipliées.

Comment obtient-on ces qualités diverses?

En supprimant le tender, en rassemblant sous le

cor[)s cylindrique, entre les boites à feu et à fumée, toutes les roues, de manière à les charger d'un ])oids égal, enlin en leur donnant un petit diamètre. Des caisses à eau placées sur la machine suffisent à l'alimentation pour de faibles parcours, et la petite quantité de coke nécessaire trouve aisément place dans le voisinage du foyer. Par exemple, le magasin à eau étant au-dessous du corps cylindrique, le coke est renfermé dans deux caisses latérales, situées de part et d'autre de la boîte à feu.

Fig. 88. — Machine 1

ncnniotive américaine, type des chemins de fer des Etats-Unis.

Nous donnons ici le type d'une locomotive américaine : c'est le modèle généralement adopté, depuis 1850, sur les chemins de fer des États-Unis, et qui sert aussi bien pour les trains de marchandises que pour ceux de voyageurs. 11 diffère sous plusieurs

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