‹ Les chemins de fer (volume 4)Chapitre 83 sur 136 · DEUXIÈME PARTIE — LA LOCOMOTIVE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE — LA LOCOMOTIVE

macliiiie, il l'aiit encore savoir ce qu'elle consomme et quel est le prix de revient moyen de la traction. Voici qui vous permettra d'en iu<^er.

Un mot d'abord du combustible. Il ne faut pas croire que la quantité de coke dépensée pour un parcours déterminé , soit toujours la même : elle varie, non-seulement suivant le type de la locomolive, mais encore suivant la macliine particulière employée. Une foule d'éléments fort divers intluent sur cette consommation : la saison, le climat, la cliarge des trains, leur vitesse, le plus ou moins d'habileté des mécaniciens et des chauffeurs, et, chose non moins importante, le prolil plus ou moins accidenté de la ligne parcourue; voilà autant de circonstances, qui ne permettent d'établir à cet égard que des moyennes approximatives. C'est d'ailleurs tout ce qu'il nous faut.

Une locomotive Crampton, remorquant 1*2 voitures, consomme 8 kdogrammes de coke par kilomètre parcouru, dans la saison d'été ; 8 kilogrammes et demi en hiver ;

Une locomotive mixte, avec 18 voilures, consomme la même quantité;

Une Engerth à marchandises, 10 kilogrammes de houille en été, 18 en Jiiver.

Il faut ajouter que nous supposons ici le combustible de première (jualité. S'il s'agit de coke ou de houille impure, la quanlité dépensée va jusqu'à 11 kilogrammes pour les machines à voyageurs, jusqu'à 25 kilogrammes pour les machines Engerth à marchandises.

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Telles sont les allocations moyennement accordées anx mécaniciens. Elles sont de beaucoup inlérieures à celles d'il y a (juinze ou vingt ans. Partout, sous rinfluence d'une meilleure organisation du service , des perfectionnements apportés à la construction et à l'entretien des machines, et des primes d'économie, la consommation s'est abaissée de moitié, et même de plus de moitié. On cite, par exemple, les chemins de fer belges, chez lesquels la dépense est descendue de 19 kilogrammes à 8, pendant la période d(Sô9-1855.

Mais le combustible n'est pas tout : il y a l'huile, la graisse, l'eau, les frais d'entretien, et des machines et des tenders ; il v a le personnel affecté à ces divers services. Tout cela entre dans ce qu'on peut appeler les frais de traction. En veut-on avoir une idée un peu exacte, qu'on lise le petit tableau suivant, qui représente la dépense moyenne de traction par kilomètre parcouru, sur les chemins de fer français.

Personnel cl fr.iis de régie. (I i'v. i>0 ou 'il ,50

(iombustible 0 57 59,78

Huile, graisse, suif, chiffons, eau, éclairage . . 0 06

Entretien des machines et

tenders (I 50 5'2,956

pour 100 de 6,45 ] lu dépense totale.

To'-Pl Ofr. 95

(Juatre-vingt-treize centimes, voilà ce que coiite en moyenne le parcours d'une locomotive, pour un

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