Cette démonstration est due à Blakett
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mite, il est aisé de reconnaître que la vapeur emprisonnée agit comme un ressort, tant&ir le liquide que sur les parois du vase.
Rien, d'ailleurs, n'est plus facile que de mettre cette force d'élasticité en évidence. Supposez votre vase muni d'un tube à robinet, adapté en un point quelconque, et ouvrez. Un jet de vapeur sortira bruyamment, doué d'une force suffisante pour soulever un certain poids.
ïel est le premier phénomène, le premier principe de toutes les machines dites à vapeur : tension ou force élastique de la vapeur d'eau, croissante avec la température ! .
1. Il reste à dire comment se mesure cette énergie motrice. Eh bien, on prend d'ordinaire pour terme de comparaison, la pression exercée à la surface de tous les corps terrestres par le poids de la colonne atmosphérique correspondante. Comme la vapeur, à la température de l'eau bouillante, c'est-à-dire à 100° du thermomètre centigrade, a une force élastique précisément égale à la pression atmosphérique, il faut en conclure qu'elle presse de 10340 kilogrammes sur chaque mètre carré de surface. Pour abréger, les physiciens et les mécaniciens disent que Cette pression est d'une atmosphère.
Des instruments spéciaux nommés manomètres servent à obtenir la mesure de cette force.
Mais la température de la vapeur croît-elle de 5, 10, 20.... degrés du thermomètre? Sa force élastique va suivre une progression beaucoup plus rapide. A 150° elle a déjà une valeur de cinq atmosphères; à 180°, elle équivaut à dix atmosphères : cela revient à dire, qu'elle écrasera chaque mètre carré d'une surface résistante, du poids énorme de cent trois mille quatre cents kilogrammes, plus de cent trois tonnes!