DEUXIÈME PARTIE. — LA LOCOMOTIVE
toises et armatures, la grille, le cendrier, le réservoir de vapeur surmonté d'une sorte de petit dôme, dont la fonction sera plus loin indiquée, le niveau de l'eau dans la chaudière, la position qu'occupe le tuyau de prise de vapeur, voilà autant de détails
Fig. 68. Coupe de la boîte à feu ; vue intérieure u foyer.
dont notre première coupe vous a déjà fait saisir un aspect. Cette seconde coupe, en vous les montrant sous une autre face, vous permettra de les mieux comprendre encore.
Autre avantage des tubes, qu'il ne faut pas ou-
blier : ils rendent en réalité la chaudière inexplosible. Que la vapeur vienne, en effet, à acquérir une pression dangereuse, ce n'est- point l'enveloppe extérieure qui cédera la première, mais bien les tubes, dont la faible épaisseur relative ne peut résister à cet excès de force élastique. Les tubes crèvent alors, et l'eau, pénétrant dans le foyer en même temps que la vapeur, éteint le feu, et du même coup signale et prévient le danger.
Laissons pour le moment la boîte à fumée, et d'autres détails de la chaudière, qui trouveront plus loin leur place, et donnons au mécanisme moteur toute l'attention qu'exige son importance.
Rappelons-nous que, du réservoir de vapeur, le fluide élastique descend par des tuyaux latéraux jusqu'aux cylindres, et arrêtons-nous à ces organes producteurs du mouvement
Examinez d'abord les deux figures de la page suivante. Elles suffiront, je crois, à vous donner une idée nette du principe de distribution de la vapeur: je vous demanderai seulement, pour cette fois, la permission d'employer quelques lettres pour abréger notre description.
Vous voyez en 00 l'intérieur d'une capacité qui reçoit la vapeur par le tuyau I : c'est en I que vient aboutir Tune des branches du prolongement du tuyau de prise de vapeur, dont il vient d'être question un peu plus haut. Cette boîte à vapeur fait