‹ Les chemins de fer (volume 5)Chapitre 111 sur 227 · DEUXIÈME PARTIE. — LA LOCOMOTIVE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. — LA LOCOMOTIVE

barre d'excentrique, puis de la bielle articulée à la tige du tiroir, et enfin de cette tige elle-même.

S'il ne s'agissait jamais que de marcher en avant, un seul excentrique suffirait à produire indéfiniment ce mouvement d'une façon continue, tant du moins que la vapeur affluerait dans la botte du tiroir. Mais il est souvent utile de rebrousser chemin, et de substituer à la marche en avant, la marche en arrière : c'est ce que le mécanisme d'un excentrique ne saurait produire seul. Nous aurons bientôt l'occasion de jeter un coup d'œil sur la disposition extérieure de notre locomotive. Je profiterai de la circonstance, pour essayer de vous faire comprendre comment a été résolu ce problème du changement de marche, au moyen d'un mécanisme particulier, celui de la coulisse.

Achevons maintenant l'examen intérieur de notre machine. Faisons pour cela une nouvelle coupe en travers; mais, cette fois, suivant l'axe même de la cheminée, c'est-à-dire dans la boîte à fumée. Examinons la figure qui en résulte.

Qu'y voyons-nous ?

D'abord, sur la plaque tubulaire d'avant de la chaudière, les orifices des tubes, par où les gaz de la combustion s'échappent de la cheminée ; puis, au-dessous, les deux cylindres, munis latéralement de leurs tiroirs. Les deux tuyaux d'échappement viennent se réunir en un seul, à la base de la che-

minée; mais comme une telle disposition produit un étranglement nuisible au tirage, la base de la cheminée a été évasée dans le but de prévenir cet effet.

Fig. 71. Coupe transversale de la botte à fumée; cheminée et tuyaux d'échappement.

, Puisque je viens de prononcer le mot de tirage, c'est l'occasion de parler de cette imporiante fonction, qui donne à la combustion l'énergie, la vivacité nécessaires.

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