DEUXIÈME PARTIE. — LA LOCOMOTIVE
dôme ou boîte en fonte, que nous avons déjà signalé en arrière de la cheminée.
A droite et à gauche, débouchent les deux tuyaux qui conduisent la vapeur aux cylindres; au milieu et un peu plus bas, l'orifice du tuyau de prise de vapeur. Deux tiroirs obliques, percés de lumières et reliés par une tige transversale, glissent dans le sens de la longueur de la machiné, sous Faction d'une tringle mue par le mécanicien.
De la position des tiroirs, par rapport aux ouvertures des tuyaux d'échappement, résulte, soit l'admission intégrale de la vapeur, soit la fermeture complète , soit un passage proportionné aux ouvertures laissées libres.
Nous connaissons maintenant, dans ses dispositions essentielles, l'intérieur de la locomotive. Si vous voulez que nous en examinions ensemble la configuration externe, nous arriverons de la sorte à une intelligence à peu près complète de ce merveilleux moteur. -- v
qu'est-ce que la locomotive?
Mécanisme de la distribution de la vapeur; coulisse de Stephenson.— La coulisse considérée comme appareil de changement de marche. — Ce qu'on entend par avance et recouvrement; détente fixe et détente variable. — Mode d'alimentation de la chaudière; les pompes. — Sifflet à vapeur, soupapes de sûreté. —La locomotive vue d'arrière; le mécanicien à son poste. — Letender; description intérieure, freins.
Je ne sais ce qu'on doit le plus admirer, quand on se donne la peine d'étudier la locomotive, de la complexité des organes qui concourent à produire ce résultat, en apparence si simple, le mouvement, ou de l'incomparable harmonie de l'ensemble.
Certes, il y a loin de ce mécanisme automatique à l'être organisé, à la vie; mais on a peine à se défendre d'une comparaison, où d'ailleurs les analogies abondent, entre l'animal et la machine, et l'on arrive de la sorte à se faire une haute idée de l'intel-