‹ Les chemins de fer (volume 5)Chapitre 115 sur 227 · DEUXIÈME PARTIE. — LA LOCOMOTIVE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. — LA LOCOMOTIVE

ligence qui a su combiner, dans un tout harmonieux, les lois de la physique, les données de l'expérience et les conceptions abstraites de la mécanique et de la géométrie.

Les deux points importants, dont il me reste à vous entretenir, achèveront, s'il en, est besoin, de vous convaincre. Je veux parler, et du mécanisme qui permet à la locomotive d'avancer ou de rebrousser chemin à volonté, et de celui qui sert à l'alimentation continue de la chaudière. Tous les deux se voient extérieurement sur notre machine : c'est ce dont vous allez pouvoir vous assurer, en jetant les yeux sur le dessin de la page 257.

La forme extérieure de la chaudière accuse nettement les trois parties principales qui la composent : botte à feu, corps cylindrique et botte à fumée. En avant, et légèrement incliné à la hauteur du châssis de la machine, apparaît le tiroir et sa tige; un peu au-dessus, une portion du tuyau d'échappement, et, dans une direction oblique à celle de ce dernier, l'un des deux tuyaux d'admission. A la partie supérieure du corps cylindrique, vous apercevez la tringle du régulateur, qui se perd dans la botte en fonte où se loge ce dernier. Une seconde tringle se voit un peu au-dessous : elle sert à régler le tirage, en ouvrant ou fermant les valves mobiles dont nous avons parlé plus haut.

Quant au cylindre, à la tige du piston et à la bielle

motrice, comme ils sont placés à l'intérieur des roues, on ne peut s'attendre à les trouver ici ; mais notre coupe longitudinale, si vous en avez souvenir, nous les a déjà fait voir.

Des trois paires de roues de la machine, c'est celle du milieu, qui reçoit ici directement Faction de l'appareil moteur : de là, leur nom de roues motrices; les roues d'avant, accouplées à celles-ci par des bielles horizontales qui les rendent solidaires, ont un diamètre pareil, tandis que les roues d'arrière sont indépendantes et d'un plus petit diamètre. Les roues accouplées permettent d'utiliser, pour l'adhérence, une plus grande partie du poids de la machine.

Voyons maintenant le mécanisme de la coulisse, dont les pièces sont visibles entre l'essieu moteur et le tiroir.

L'essieu dont il s'agit, au lieu de porter de chaque côté un seul excentrique, en possède deux, juxtaposés, dont les barres fout entre elles un certa.n angle et sont articulées aux extrémités d'une pièce métallique de forme circulaire : c'est à cette pièce qu'on donne le nom de coulisse.

La coulisse est ici fixée par son milieu au bâtis de la locomotive; elle reçoit, dans une rainure qui court dans toute sa longueur, l'extrémité mobile de la bielle du tiroir. Dans le mouvement de rotation de l'essieu, que devient la coulisse? Il est clair que

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