DEUXIÈME PARTIE. — LA LOCOMOTIVE
au môme, un réel accroissement de puissance de traction et de vitesse.
Ce n'est pas tout. Elles produisent une économie plus grande encore, par ce que Ton nomme la dé* tente. Imaginez que la vapeur, au lieu de pénétrer à l'intérieur du cylindre pendant toute la durée de la course du piston, ne soit réellement introduite que pendant la moitié de cette course, qu'arrivera-t-il ? Qu'elle se dilatera, mais sans cesser de produire un effet utile : tel est le phénomène qu'on nomme la détente de la vapeur. Or, quand on calcule quel est l'effet utile produit par la détente, pour une même quantité de vapeur dépensée, on trouve que cet effet s'accroît jusqu'au triple de sa valeur, si l'admission a lieu pendant un dixième de la course, et la détente pendant les neuf autres dixièmes.
Par le fait de l'avance et du recouvrement, dont il vient d'être question, il est clair qu'il y a détente, mais détente fixe qui, dans la pratique, ne s'élève guère qu'au cinquième. Le résultat est toutefois encore une augmentation de puissance d'environ un quart.
Pour, obtenir une détente variable, ce qui peut être utile dans diverses circonstances, on emploie le mécanisme particulier de la coulisse. On a vu que l'action de cette pièce sur le tiroir consiste dans la variation de la longueur de course de ce dernier, ce qui permet de diminuer à volonté le temps de
l'admission, c'est-à-dire d'accroître la détente de la vapeur.
Qu'une machine ait à remorquer un lourd convoi ou à gravir une rampe, par un temps humide, qui rend les rails glissants, ou bien encore qu'elle soit dans la nécessité d'accroître sa vitesse : dans tous ces cas, il s'agira de lui faire développer une puissance motrice plus considérable.
Enfin, en dehors de ces cas extrêmes, il n'est pas moins utile de pouvoir régler à volonté le degré de la détente. L'expérience a prouvé, qu'en la combinant avec le maintien de la vapeur à la plus haute pression possible, on obtenait le maximum d'efïet utile, pour un poids donné de vapeur. À 8 atmosphères, le travail utile d'un kilogramme de vapeur dépasse de plus d'un cinquième, celui qu'on obtient par une pression de quatre atmosphères.
Avais-je raison de dire, que ces problèmes d'avance et de recouvrement, de détente fixe et variable, qui ont si fort tourmenté le génie inventif des ingénieurs-constructeurs de locomotives, se traduisent, en iin de compte, par des solutions pratiques, par.... le grand mot de l'industrie est lâché, de l'économie?
Un point important, quand une locomotive est en marche, c'est de savoir si l'eau est en quantité suffisante dans la chaudière. Comment s'en assuret-ou ? Par des indicateurs à niveau d % eau y ou tubes en