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DEUXIÈME PARTIE. — LA- LOCOMOTIVE

verre extérieurs, communiquant avec la chaudière au-dessus et au-dessous du niveau habituel de l'eau. 11 est important* d'ajouter que, si le tube se brise, on peut, en fermant deux robinets, intercepter cette communication. Dans ce cas, trois autres robinets d'épreuve, placés à diverses hauteurs, suppléent à l'indicateur, ou même servent à le véritier, quand il fonctionne. Il n'y a pas trop de ces moyens divers, pour s'assurer que l'eau est en quantité suffisante car, si cette quantité devenait assez faible pour que le ciel du foyer fut à découvert, il en résulterait pour ce dernier de graves avaries.

Ceci nous amène à parler du mode d'alimentation de la chaudière. Comment, à mesure que l'eau se vaporise, arrive-t-on à la remplacer, et à entretenir, autant que possible, la constance du niveau ?

Le voici :

L'eau en disponibilité pour cet usage est, comme on le sait, renfermée avec le combustible dans une voiture spéciale, qui suit la locomotive, et qu'on nomme le tender. Il s'agit de faire passer cette eau du tender dans la chaudière : c'est au moyen d'une pompe aspirante et foulante, dont le piston plongeur reçoit son mouvement, soit de la tige du piston, soit d'un excentrique , qu'on arrive à régler cette alimentation avec la précision nécessaire. Le corps de pompe dans lequel se meut le plongeur se bifurque en deux tuyaux; l'un, d'aspiration, communique

avec le tender; l'autre, de refoulement, avec les flancs de la chaudière, autant que possible loin du foyer, c'est-à-dire, en avant du corps cylindrique.

Il importe que le mécanicien s'assure , de temps en temps, du bon état des pompes alimentaires, et puisse de sa place en surveiller le fonctionnement. Pour cela, il existe , entre les deux soupapes du tuyau de refoulement, un tuyau d'épreuve muni d'un robinet, que le mécanicien manœuvre par l'intermédiaire d'une tringle et de sa poignée. Eu l'ouvrant, l'eau s'échappe par jets, avec d'autant plus de régularité que les pompes fonctionnent mieux: c'est en outre un moyen de purger d'air, s'il y a lieu, le corps de pompe.

Le tuyau d'aspiration est divisé en 'deux parties, reliées par une partie mobile ; cette dernière permet au tender et à la machine, de suivre les faibles mouvements relatifs qui, en les déplaçant de leur position mutuelle, briseraient les tuyaux.

L'une des deux pompes d'alimentation est facile à distinguer, dans la vue extérieure, que je vous ai tout à l'heure mise sous les yeux. Le tuyau de refoulement descend de l'enveloppe du corps cylindrique, à peu près entre les deux roues couplées, longe le châssis, et descend en se coudant vers les corps de pompe, au niveau de la roue. Le tuyau d'aspiration se coude alors en sens contraire, et court rejoindre le tender à l'arrière de la machine. Entre l'excen-

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