‹ Les chemins de fer (volume 5)Chapitre 14 sur 227 · PREMIÈRE PARTIE. — LA VQIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. — LA VQIE

tracent sur leurs plans une série de lignes, qui ont reçu le nom de courbes de niveau, et qui permettent de juger avec une grande facilité, et au premier coup d'oeil, des diverses sinuosités du sol.

Une image va vous faire saisir à la fois, et le sens de ces lignes, et le procédé que les géomètres emploient pour les tracer sur leurs plans. Voyez* vous ce paysage à demi submergé?

Fig. 9.

Il offre deux surfaces bien distinctes, celle des eaux, plane et horizontale, celle du sol, découpée, ondulée en sens divers. Une ligne les sépare bien nettement, suivant toutes les sinuosités du sol : c'est le bord même du rivage, la ligne d'affleurement des eaux. Pour tous les points de cette ligne, même

niveau — le niveau de la mer, si la mer est la nappe liquide qui les baigne. Telle est notre première courbe. Au lieu de la mer, imaginez un lac , les eaux d'une inondation, la courbe de niveau sera cotée 10, 15, etc.... suivant la cote d'un quelconque de ses points.

Puisque nous sommes en veine de supposition , imaginez que l'inondation monte : notre courbe se resserre et monte d'autant. Arrêtons-la à 10 mètres au-dessus de la première : voici une seconde courbe de niveau. Que les flots montent encore, et toujours ; à chaque ascension de 10 mètres, c'est une nouvelle courbe, et nous trouvons à la fin cet assemblage, assez bizarre au premier aspect, mais dont la signification est en réalité fort simple * :

Fig. 10. Courbes de niveau.

1. Que représente, en effet, une courbe de niveau? La série continue des points, qui sont tous placés à la même hauteur ver-

Page 1