‹ Les chemins de fer (volume 5)Chapitre 140 sur 227 · DEUXIÈME PARTIE. — LA LOCOMOTIVE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. — LA LOCOMOTIVE

pondit-il, sont fort rares. On les compte sur nos chemins de fer de France, qui ont déjà fait construire cependant quelques milliers de locomotives. Et cela est aisé à comprendre : ce sont les tubes, qui cèdent les premiers et qui crèvent, dans le cas d'un excès de pression de la vapeur. De vieilles machines fatiguées et usées, ou, au contraire, des locomotives neuves dont le corps cylindrique est fabriqué avec une tôle de qualité inférieure, seules ont pu sauter: mais, je vous le répète, ce sont des cas tout à fait exceptionnels, et qui se sont presque tous présentés hors de service.

Un accident plus à redouter, c'est la rupture d'un essieu, parce qu'elle peut quelquefois occasionner un déraillement, avec toutes ses conséquences dangereuses. Mais heureusement nos essieux, moteurs ou autres, sont fabriqués aujourd'hui avec une grande perfection, et l'accident est rare. Vous n'attendez pas de moi que j'entre dans le détail des mesures à prendre en pareil cas : en ces moments, monsieur, le sang- froid, la présence d'esprit sont choses difficiles , indispensables cependant , et j'ose dire , à l'honneur de mes confrères, qu'ils n'ont pas souvent manqué à leur devoir. »

Mon interlocuteur entra encore dans d'autres développements sur la conduite de la locomotive dans les gares, sur les signaux, sur la machine-pilote, destinée à porter des secours en cas d'accidents,

sur l'étendue des attributions et de la responsabilité des mécaniciens et des chauffeurs. Mais tout cela trouvef a place dans les chapitres qui vont suivre. Je le remerciai cordialement de son instructive conversation, que je me suis efforcé de transcrire avec toute la fidélité possible.

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