‹ Les chemins de fer (volume 5)Chapitre 18 sur 227 · TRACÉ DÉFINITIF : UMITES D'INCLINAISON ET DE COURBURE · texte numérisé non relu

TRACÉ DÉFINITIF : UMITES D'INCLINAISON ET DE COURBURE

Inclinaison moyenne des rampes et des pentes sur les chemins de fer de France. — Traversée des Alpes génoises; pentes de trente-cinq millièmes. — Importance du problème des inclinaisons sur les terrassements et les travaux d'art, sur les frais de premier établissement et d'entretien. — Théoris de Pinclinaison ; utilité des rampes à l'arrivée des gares extrêmes. — Courbes du tracé ; limite inférieure des rayons de courbure, -r influences dès courbes sur la durée du matériel fixe et roulant,

La courbure du tracé , L'inclinaison des pentes et des rampes, Voilà deux questions bien propres à démontrer comme tout se lie et s'enchaîne dans la construction d'une voie ferrée. L'ingénieur se hasarde-t-il à adopter une inclinaison quelque peu prononcée, il gagne à cela de moindres dépenses pour les terrassements et les ouvrages d'art : c'est diminuer d'autant les frais de premier établissement.

Mais alors, pour gravir ces rampes, pour résister au glissement le long de ces pentes, il lui faudra de puissantes machines; pour les supporter, des rails très-lourds ; et le matériel entier sera grevé d'une augmentation générale dans sa fabrication et dans son prix de revient : c'est l'entretien annuel qui souffre.

De même, les courbures prononcées servent bien à éviter des ouvrages dispendieux ; mais elles sont une cause continue de détérioration du matériel roulant et du matériel fixe, et la contradiction est inhérente à ce second problème, comme au premier.

En jetant un rapide coup d'œil sur cette question dés limites d'inclinaison et de courbure, dont lé tracé est susceptible, nous entrons donc en plein au cœur de notre sujet. A vrai dire, il était temps : je commençais à n'être plus aussi assuré que vous voulussiez bien me suivre, au milieu de mes raisonnements et constructions géométriques.

L'emploi de la vapeur, ou, si l'on veut, l'usage de la locomotive comme moteur, constitue, je l'ai dit dès le début, l'avantage principal des chemins de fer : c'est le caractère vraiment essentiel de ces voies de transport. Mais c'est précisément aussi pour cela, que la construction du chemin est une œuvre d'art exceptionnelle, aussi admirable que dispen-' dieuse, étant soumise à des conditions toutes parli-

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