TROISIÈME PARTIE. — LES GARES
nérâle, s'il ne trahissait aussi l'indécision de style que j'ai plus haut signalée.
Fig. 100; Gare du chemin de fer de l'Ouest, à Paris; vue extérieure.
La gare de Montpellier, avec sa tournure toute romaine , qu'on cherche à justifier par les souvenirs antiques du pays qu'elle dessert, ne laisse pas que d'être imposante, sans doute. Mais est-ce bien l'architecture qui sied à un édifice entièrement industriel? Ces entablements, ces portiques, ces façades massives sont-elles bien à leur place sur un chemin de fer? On nous permettra d'en douter. Mais comme, après tout, chacun en pareille matière
doit juger à sa guise, voici l'embarcadère de l'ancienne capitale du Languedoc :
Fig. 101. Gare de Montpellier.
Que résulte-t-il de la courte revue artistique que nous venons de faire ensemble? Que l'architecture des chemins de fer n'a point encore revêtu ce caractère franchement original, dont nous avons bien voulu la gratifier tout à l'heure : le principe fécond de la sincérité dans l'art, n'a point encore porté tous ses fruits. Mais tous les éléments existent, soit dans les diverses parties des gares et des ateliers, soit dans les stations secondaires : c'est au génie de nos architectes-ingénieurs, à les grouper dans un harmonieux ensemble.
Les stations intermédiaires des divers ordres présentent quelquefois de gracieux spécimens de