‹ Les chemins de fer (volume 5)Chapitre 217 sur 227 · QUATRIÈME PARTIE. — L'EXPLOITATION · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE. — L'EXPLOITATION

leur striéte observation des règlements , à la précision des mouvements sur toute la ligne ;

Enfin, que les voyageurs et les employés obéissent aux mesures de prudence sagement conseillées par les règlements ;

Et, il n'y a pas de doute que le nombre des accidents et des victimes , s'il n'est pas réduit à rien, du moins diminuera bientôt dans une proportion considérable.

Si des mesures analogues étaient prises, dans , toutes les circonstances de la vie publique et privée, on verrait la mortalité générale diminuer elle-même, et avec elle, le nombre des infirmités qui sont trop souvent la suite des accidents de toute sorte.

Mais comme je m'adresse ici aux voyageurs, je terminerai en essayant de les mettre en garde contre les dangers qu'ils peuvent courir, par le fait de leur propre imprudence.

Ne jamais monter en voiture, ne jamais en descendre , tant que le train n'est pas complètement arrêté; une chute, même légère, en pareil cas, pouvant devenir mortelle, si les jambes de l'imprudent viennent à s'engager sous les roues des voitures. Cette recommandation s'applique plus encore aux voyageurs d'impériales ;

Éviter d'allonger outre mesure les bras ou la tête par les portières ; le passage près des colonnes en

fonte d'un pont, près d'un poteau, pouvant offrir alors un véritable danger ;

Se mettre en garde, ceci s'adresse aux fumeurs, contre l'incendie que peut provoquer une allumette incomplètement éteinte, et jetée à l'intérieur du wagon ;

Dans le cas d'un accident, quel qu'il soit, rester à l'intérieur des voitures; éviter de sortir, ou même de mettre la tête à la portière ;

Enfin, pendant tout le cours du voyage, ne se pencher ainsi, qu'après s'être assuré d'une façon positive, que la porte est complètement fermée, en haut par la poignée, en bas par le loquet.

Voilà quelques conseils faciles à donner, faciles à suivre, que peu de personnes ignorent, mais qu'un nombre beaucoup trop grand n'hésite pas à négliger, soit par imprudence réelle, soit par un léger sentiment de forfanterie, qui n'est pas de mise, à coup sûr, lorsqu'on voyage en chemin de fer.

Puisque je viens de parler du danger que l'on court à ouvrir les portières pendant le trajet, ou , ce qui revient au même, à les mal fermer, écoutez cette navrante histoire.

Dans un compartiment d'une voiture de seconde classe, appartenant à un train qui voyageait alors entre Tonnerre et Dijon, avait pris place une petite famille composée du père, de la mère et de deux

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