Belidor, Architecture hydraulique
fourni sa course rapide, elle rentre comme un coursier fatigué, dans son écurie, où l'attend un court repos. Nettoyée, alimentée, embellie, elle en sort bientôt étincelante, prête à recommencer le jour et la nuit ses utiles travaux. »
Mais assez comme cela, de considérations générales qui n'apprennent pas grand'chose, et de comparaisons, dont là justesse laisse toujours à désirer. Un mot seulement de l'histoire, fort intéressante, mais un peu longue à détailler, de la locomotive et de ses progrès.
Les premiers essais de voiture mue par la vapeur d'eau remontent à l'ingénieur français Gugnot, qui, en 1769, conçut et fît exécuter à Paris, un chariot destiné à se ipouvoir sur les routes ordinaires, sous l'action de la vapeur. Vint plus tard Olivier Éyans, qui construisit à Philadelphie, en 1804, la première voiture de ce genre qu'on ait vue en Amérique. A la même époque, une machine locomotive circula sur le chemin de fer de Merthyr Tydwil,. en Angleterre : elle était due — j'ai eu plus haut occasion de le dire — aux ingénieurs Trewitick et Vivian.
Les essais qui suivirent furent tous basés sur la fausse idée qu'on s'était faite, de ce qu'on a appelé à tort, et l'expression inexacte a prévalu, l'adhérence des roues sur les rails. Cette prétendue adhérence n'est autre chose que la résistance au glissement sur place, c'est-à-dire une variété de frotte-