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TROISIÈME PARTIE. — RÉFECTION DE LA VOIE

circulant sur des voies transversales, établies en contra-bas des voies parallèles, qu'elles doivent desservir. Ces chariots portent, sur leur plancher supérieur, une voie dont le niveau est le même que celui des rails de ces voies. Un véhicule placé sur ce chariot peut donc passer sur Tune quelconque d'entre elles : il suffit pour cela de le faire mouvoir jusqu'à ce que les rails se trouvent sur le prolongement exact des rails de la voie dont il s'agit.

L'inconvénient de ces engins est d'interrompre les voies qu'ils ont pour objet de desservir. Aussi est-on parvenu à leur substituer des chariots qui circulent sur des rails de même niveau. Des pompes, faisant partie d'une sorte de machine hydraulique, permettent de hisser les voitures sur le chariot, qui se trouve alors placé à l'intersection de la voie transversale et de la voie sur laquelle repose la voiture. Roulant alors le chariot jusqu'à la ligne qu'on veut faire prendre au véhicule, on supprime le jeu de l'appareil hydraulique, et la voiture est déposée sur les rails de la nouvelle voie.

D'autres systèmes de chariots, dont la description m'entraînerait trop loin, fonctionnent aussi

plail la machine et son tender pour les tourner séparément sur une plaque ordinaire. Pour éviter cette manœuvre, on a construit, dans tous les dépôts un peu importants, des plaques de 11 mètres de diamètre, dans lesquelles le mouvement de rotation est commandé par une machine à vapeur. » (Rapport sur le matériel des chemins de fer à l'Exposition de 1878.)

sur plusieurs lignes françaises et étrangères. J'ajouterai seulement que j'ai vu manœuvrer dans les ateliers de la Chapelle, sur la ligne du Nord, un chariot mû par une petite locomotive que surveillait et manœuvrait un ancien ouvrier du chemin. C'était merveille de voir avec quelle précision ce moteur en miniature conduisait le chariot en face des voies parallèles : la consommation de la petite machine est d'ailleurs si faible, qu'il y a une réelle économie à employer un système aussi commode. Depuis quelques années, plusieurs compagnies ont adopté l'emploi de moteurs à vapeur pour la manœuvre des chariots dans les gares de triage. Les uns sont montés sur la môme charpente que le chariot; d'autres lui sont simplement attelés. On construit aussi des chariots transbordeurs avec treuils à câbles, qui remplacent avantageusement les files de plaques : cette substitution permet de supprimer l'emploi des chevaux servant à la manœuvre de ces plaques, de diminuer aussi le nombre des équipes d'hommes ainsi que celui des locomotives de gare.

Il me reste encore, pour terminer ce qui concerne le matériel fixe de la voie, à dire un mot des passages à niveau, c'est-à-dire des points de la ligne de fer que traversent des routes ordinaires, au niveau même de la voie. Pour empêcher que la saillie des rails ne soit un obstacle au passage des voitures, la voie est pavée dans toute la largeur

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