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DEUXIÈME PARTIE. — LES OUVRAGES D'ART

mière importance d'éviter, sous peine de voir la galerie envahie par les eaux.

Arrivons à la description de la machine qui vient d'être construite par la Société de construction des Batignolles. Elle se compose de deux parties bien distinctes : 1° La machine proprement dite, qui comprend l'outil, des engrenages de transmission, et enfin l'appareil qui fait avancer progressivement dans la roche ; 2° Le châssis supportant la machine qui repose lui-même sur le sol de la galerie.

L'outil se compose d'un T dont la branche est munie de 14 couteaux analogues à ceux qu'on monte sur les machines à raboter, et disposés perpendiculairement à cette branche. La tige du Test formée par un cylindre en acier et reçoit son mouvement de rotation d'une machine à air comprimé, à deux cylindres conjugués. On comprend que le mouvement de rotation du T doit être très lent. On ne peut donc lui donner celui de la machine à air comprimé qui est beaucoup trop rapide, et on est obligé de transformer ce dernier au moyen d'une série d'engrenages très solides et construits avec grand soin. L'arbre de la machine, qui est animé d'une vitesse de 100 tours à la minute, donne ainsi à l'axe de l'outil une vitesse d'un tour et demi. Ajoutons que l'air comprimé est fourni par une machine de M. Colladon.

L'appareil qui fait avancer lentement les cou

teaux dans la roche se compose d'un corps de pompe fixé à la machine proprement dite et par conséquent solidaire de l'outil. Un piston exactement ajouté dans le corps de pompe est solidement relié avec le châssis. Une pompe permet de comprimer l'eau sur l'une ou l'autre face du piston dans l'intérieur du corps de pompe.

Le châssis est formé par une plaque en tôle épaisse ayant la forme d'une portion de cylindre d'un diamètre égal à celui de la galerie, de façon à pouvoir s'appliquer exactement sur le fond de celle-ci. Ce châssis supporte deux rails parallèles à l'axe de la galerie ; deux glissières fixées à la partie inférieure de la machine viennent s'appuyer sur eux et permettent ainsi un mouvement de translation en avant.

Voyons maintenant comment fonctionnent les diverses parties du système.

L'outil, animé comme nous l'avons dit d'une vitesse d'un tour et demi par minute, creuse dans le roc un cylindre de 2 m ,14 de diamètre, pendant que dans le même temps l'appareil propulseur le fait avancer de 18 millimètres. L'outil peut ainsi parcourir sur le châssis un trajet de l m ,37. Il faut alors replacer la machine sur son châssis, ou plutôt faire avancer celui-ci au-dessous de la machine, afin de permettre à cette dernière une nouvelle course en avant.

Voici comment on y arrive :

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